PETIT FRERE
Depuis que j'ai appris à t'accepter et
à t'aimer, j'ai cherché à te parler de tout ce qui s'était passé
de ces moments si cruel à vivre, tant par la violence de ton père,
que de ta venue au monde.
Ce qui m'en a toujours empêché, ce
n'est pas une certaine lâcheté personnelle, mais bel et bien
l'énorme violence, que j'ai toujours perçu en toi.
Je ne savais pas si elle était
l'héritage génétique de ton père ou si elle dépendait de ton
subconscient, qui se rappellait de ces deux bonnes fessées, que je
t'avais donné.
Avant cette époque, la seule
souffrance intérieure, que je devais avoir, était celle du divorce
de mes parents, qui s'était déroulé sans mot et sans violence.
Ainsi, du jour au lendemain, sans l'avoir soupsonné une seule
seconde, notre famille avait rejoint le cercle répandu des divorcés.
L'année d'après venait au monde du
côté parental, un demi frère, suivi de toi à six mois
d'intervalle...
Autant, j'apprendrai plus tard que
j'étais un enfant non voulu, autant ta conception volontaire n'avait
pas été sur les bases d'un amour réciproque, mais bel et bien pour
démontrer à mon père, que ma mère était également capable
d'avoir un enfant de son côté, sans lui.
En cela, nous avons eu une bien triste
naissance tous les deux.
Comme si la violence de ton père
n'était pas suffisante, nous avons dû affronter tous les autres
êtres maléfiques de ta famille, qui n'avaient pas hésité une
seule seconde à aller jusqu'à te jeter un sort. C'était vraiment
surréaliste !
Notre grand frère, quittera notre
famille, pour se choisir une nouvelle famille, l'armée. Nous
laissant seul face à notre destin... Je ne lui en ai jamais voulu,
car c'était de loin le meilleur choix, pour lui. C'était d'ailleurs
surement sa seule chance de devenir quelqu'un d'équilibré. Je
regrette seulement, qu'il n'ait jamais joué son rôle de grand
frère, vis à vis de moi. Mais comment lui en vouloir, alors qu'il
avait été le premier à partir en vrille dans ce chaos familial,
qui était le nôtre.
Notre sœur, elle, en attendant de se
trouver un homme valable, se prendra régulièrement des baffes dans
la gueule par ton père. Elle réussira à choisir le bon, qui lui
donnera trois enfants, et tiendra avec honneur son rôle. Je ne n'ai
jamais aimé son mari. Il est si pauvre en humanité. Seul son sang
l'interresse. En dehors de cela, c'est un parfait prédateur.
Moi, je n'étais rien, bien trop
fragile, faible et impuissant au milieu de ce chaos...
J'avais bien cherché à partir vivre
chez mon père, mais il avait dû tomber sur la tête lui aussi pour
s'être remarier avec cette chose vulgaire, incapable de faire autre
chose à manger, que des trucs immageables et toujours
micro-ondables ! J'ai appris très tôt qu'il était préférable
de vivre dans un univers violent, mais où la bouffe était bonne,
plutôt que l'inverse !
Les pires moments de mon adolescence, à
n'en pas douter...
Malgré ce qu'était ma belle mère,
j'aurai pu ne pas revenir auprès de vous, mais quitte à souffrir
d'une situation autant choisir la pire. Et Dieu sait, que je vous
détestais, toi et ton père, bien plus que mes ennemis d'alors.
J'avais bien cherché à trouver refuge
au sein de l'église, mais je n'y avais trouvé que des prêtes
pédophiles, et des fidèles totalement aveugles de la perte de mon
innoncence. Pas une seule fois, une main ne m'a été tendu. Tous ses
« hommes » de Dieu priant uniquement pour leur propre
salut, totalement inconscient, que cet endroit, supposé être une
demeure divine, n'était qu'un sanctuaire où les flammes de l'enfer
les enveloppaient déjà !
C'est en voyant une crèche que j'ai
compris qui tu étais. Tout comme l'ensemble de ces âmes asséchées
chrétiennes, tu étais au sein de notre foyer cet enfant roi, qui
n'avait d'autre pouvoir que de nous rendre invisible aux yeux de
tous !
Ma haine du Christ, de ce soit disant
sauveur de l'humanité a été telle, que j'ai offert mon âme au
diable, à la violence de la rue, aux drogues, et à tout ce qui
pouvait être contraire à la société. Il ne se passait plus un
jour sans que je ne me batte, et grâce à cela, vous avez disparu de
mon existence, alors que nous partagions encore le même toit.
Je dois bien être le seul homme qui
t'ai fait pleurer deux fois... Assurément le seul qui ai levé la
main sur toi de toute ta vie, jusqu'à aujourd'hui ! Mais il
faut me comprendre, si notre mère ne t'avait pas porté, ton père
n'aurait pas fait long feu, dans notre foyer. Malheureusement cette
erreur s'est transformée en faute !
Mon parcours s'est fini naturellement
par la case prison. Et tu veux que je te dise ? C'est la
première fois que j'ai pu soufflé, et par extension arrivé à
reprendre mes esprits ! J'étais si heureux là-bas, que même
les surveillants ne comprenaient pas ma présence, alors que j'y
avais toute ma place. Seuls les détenus avait compris, que j'étais
habité par une force diabolique destructrice, et jamais personne
n'avait osé l'affronter, alors que j'étais le seul à avoir dix
huit ans, là ou le minimum requis pour être dans ce département
carcéral était de vingt années.
La prison ne m'a pas changé. Elle m'a
simplement permis de reprendre mes esprits, et de me rendre compte
que malgré tout ce que j'avais pu faire comme choses mauvaises, des
personnes s'étaient attâchées à moi et aux valeurs que je portais
naturellement.
Plus tard, les choses avaient changé.
Nous nous sommes bel et bien rapprochés. Le jour de mon retour, il y
avait dans tes yeux une joie sincère et forte de me revoir. Dans les
miens, si tu avais fait plus attention, tu aurais découvert, que
j'étais étonné de cet attachement. J'étais resté au stade de ces
deux fessées, et du reste. Face à cette sincérité émotionnelle,
presque irrelle à recevoir de ta part, je m'étais décidé à te
prendre sous mon aile, de mettre à ton profit toutes les
expériences, que j'avais vécu jusqu'à lors, afin que tu les
surpasses, si un jour tu venais à y être confonté. Mais à chaque
fois, systématiquement, tu choisissais toujours de suivre mes
mauvais côtés, et rejetais le reste. J'étais effondré...
Lorsque notre mère, t'as autorisé à
faire pousser de la verte, toute l'éducation, qu'elle m'avait
transmise et qui avait un sens, était devenue injustifiée. A cela
s'était rajouté le dénigrement de ma présence auprès de vous, et
l'assassinat pure et simple de ma profession, qui me rendait si fier,
de ce que j'étais devenu. J'avais réussi à devenir le meilleur
commercial de ma société, mais pour notre mère qui ne voulait plus
de ma présence, ce n'était rien d'autre que le pire des jobs. Celui
qui jamais ne m'apporterait la moindre gratitude familiale, là ou
pourtant j'étais presque adulé de mes collègues, par mes
performances.
Cette fois-ci, je ne vous ai pas
abandonné, pour partir sous un autre toit. Je me suis contenté de
fuir le domicile pour la rue, et ne plus être qu'un SDF. Pour vous
tous, c'est comme si cela n'avait jamais été, alors que me
concernant, je ne m'en suis jamais vraiment relevé
psychologiquement. Être SDF, c'est une étiquette bien pire à
porter en soi, que celle d'être un ex taulard ! Mieux vaut être
craint qu'invisible !
Avant de réussir à me stabiliser, il
m'en est arrivé des déboires. Certains miracles m'ont aidé à
poursuivre mon chemin, heureusement. Cependant, lorsque je t'ai
invité chez moi, et que tu as été immonde, tout cela parce que tu
n'avais pas ta ridicule dose de verte, je t'ai chassé de chez moi
sans le moindre remord, ni regret. Rarement une personne ne m'a fait
honte de ce qu'elle était, et il a fallu que ce soit toi !
J'ai toujours su que ce jour allait
arriver, car tu as toujours porté en toi une violence terrifiante.
Je ne savais pas quant elle allait exploser, mais j’avais toujours
appréhendé le jour où cela se produirait.
Quand tu as pété les plombs chez moi,
jamais au cours de ma vie, je n'avais été entouré d'une énergie
aussi violente. Elle était si intense, que cela m'avait rappelé un
jour où j'avais été gazé par une bombe paralysante, incapable de
respirer, cherchant la moindre goutte d'air, afin de ne pas mourir
asphyxié.
Ce jour là, ce n'était plus mon frère
qui était à mes côtés, mais bel et bien ton père !
Cependant, pendant que tu explosais,
j'étais resté là sans bouger, maîtrisant totalement mes émotions
face à cette faiblesse, qui t'as toujours caractérisé. Calme et
impassible, je t'ai alors dit ce que tu n'étais pas prêt à
entendre : « De toute façon, tu m'as toujours fait chier,
et si tu n'es pas content, tu dégages ! ».
J'ai bien ressenti ton énergie
désespérée à cet instant, mais au lieu de reprendre ton calme, et
te remettre en question, tu as préféré me reprocher d'avoir bu, et
d'avoir dit des choses que je ne pensais pas.
La vérité est cruelle n'est-ce pas ?
C'est alors que tu m'as montré, à
nouveau, ton vrai visage, celui que j'ai toujours connu : Comme
un chef autoritaire, tu as ordonné à ta fiancée de faire vos
affaires, sans ne serait-ce que l'aider à plier bagage. Il n'y a pas
d'autre vérité à retenir de toi. Tu fais le gentil, puis peu à
peu, tu prends les rênes, et telle une bête immonde, un serpent au
sang froid, tu avales tes proies soigneusement choisies...
Dix ans... Dix ans que tu as laissé
sans nouvelle notre mère, alors qu'elle t'a tout donné, qu'elle
s'est sacrifiée plus que n'importe quelle mère pour son enfant.
Elle n'avait d'yeux que pour toi, et t'as offert un amour plus
important que ce qu'elle a été capable de donner à ses trois
premiers enfants réunis. Comme tu es faible, et indigne ! Tu as
reçu plus d'amour maternel, que nous n'avons jamais eu, et tu lui as
craché à la figure, en l'oubliant purement et simplement !
Tu n'as jamais aimé l'homme avec qui
elle était. Pour toi, ce n'était qu'un clochard. Je vais te dire le
fond de ma pensée sur lui. Cette homme là n'était pas riche. Comme
beaucoup de milliers de personnes, il vivait chichement, mais sans
aller dans les détails, cet homme vaut encore aujourd'hui bien plus
que ce que tu n'es devenu ! Contrairement à toi, lui à su voir
mes bons côtés, et par extension, il s'est engagé pour moi, là ou
toi, et tous les autres membres de ma famille n'ont jamais lever le
petit doigt. De plus, il a surement été le seul homme à avoir
véritablement aimé notre mère.
Ainsi j'ai dû apprendre à vivre avec
un beau père immonde, que n'était le tient, et un beau père digne
d'être un père, que tu as innondé de tous les maux !
Tu as détruit l'existence heureuse de
ta propre mère, et malheureusement, comme à chaque fois, c'est moi
qui ai payé les pots cassés... Et toi, mon frère qu'as tu fait
dans ces moments ou je me suis fait massacrer ? Tu n'as jamais
ouvert la bouche pour la contredire, sachant parfaitement que ces
accusations ne tenaient pas la route. Par contre, tu as eu le culot
de dire à ta fiancée, tout le mal qu'elle m'a fait subir, et que
c'était, entre autre, une raison supplémentaire, qui faisait que tu
ne voulais plus lui parler ! Ce jour là, si je n'avais pas
évolué, je t'aurai massacré à coup de poing, afin d'espérer de
faire découvrir la personne que tu étais vraiment, et de tout le
mal dont tu étais responsable, toujours un peu plus chaque jour,
malheureusement.
Il a été long mon chemin, car passé
de la violence totale et absolue à la non violence assumée n'est
pas un chemin de tout repos. L'équilibre entre les deux m'est
toujours fragile d'ailleurs.
A l'instant où j'écris ces lignes, je
ne me fais aucun doute à ton sujet : Dans le meilleur des cas,
tu ne bosses pas, et tu vis sur le dos de ta copine, qui, elle, a le
mérite d'essayer d'arriver à toucher et d'atteindre les buts
qu'elle s'est fixée. Dans le pire, elle s'est débarrassée de toi,
et tu es nulle part !
Ce qui m'a fait le plus mal dans tout
cela, au final, ce ne sont que les mots de mère, qui un jour me
dira : Curieusement, on ne t'a jamais voulu, mais tu es celui
qui nous a le plus aimé !
Cela n'a rien changé sur le plan
affectif entre nous. Cependant, elle reste la seule à me
connaître parfaitement. Ce n'est pas rien !
Ce qu'elle a détesté le plus chez
moi, c'est quand elle me voyait souffrir, et que jamais je ne
prononçais le moindre mot. Mes véritables souffrances se sont
toujours exprimées en silence et sans larmes. Je dois tenir cela de
mes deux grands pères, qui ont vécu la dureté de la guerre, tout en
restant silencieux après guerre, de ce qu'ils avaient vécu.
Ma mère me connait si bien, que
lorsque je l'ai appellé le jour de Noël, elle était totalement
effrayée, car elle était certaine, que je m'étais suicidé et que c'était d'outre
tombe que je lui parlais! Je n'ai jamais obtenu l'amour que j'espérai
d'elle, mais j'ai bien conscience, à présent, qu'il existe bien un
amour d'une mère à son fils, et qu'il n'est pas aussi insignifiant
que je ne me l'étais imaginé.
J'ai appris également une chose
d'elle, qui m'a surpris. Elle ne fera jamais le moindre geste, pour
que tu reviennes vers elle. Elle m'a même interdit d'en être
l'intermédiaire. Cela fait trop longtemps que tu l'as abandonné, et
elle s'est fait une raison.
A présent, il n'y a plus rien qui
t'attende dans le village où tu as grandi. Ni mère, ni maison
familiale. Je ne sais même pas si tes amis d'enfances, que tu as
abandonné, seront contents de te revoir ou s'ils t'ont oublié comme
tu ne l'as fait.
Notre soeur, sans le savoir a répété
les mêmes erreurs que mère avec toi. A travers l'éducation qu'elle
a donné à ses enfants, en les surprotegeant du monde extérieur, je
me rend compte que j'ai eu la meilleure des enfance. Son fils, mon
neveu, sans le savoir, est condamné à un triste destin humain. D'un
point de vue sociétal, l'on peut aisément dire qu'il a reçu une
éducation parfaite au sein d'un environnement plus que convenable.
Malheureusement, ce sont ces mêmes circonstances, qui a déjà fait
de lui un être sans la moindre valeur humaine, incapable de prendre
conscience de ce que représente la parole donnée. Dans un sens, il
deviendra comme toi : un être agréable tant que l'on ne gratte
pas en profondeur.
Notre grand frère est maintenant le
plus à plaindre. Il n'a pas su se remettre en question, et son fils
est maintenant en prison, pour de très nombreuses années. Il aurait
dû pardonner les infidélités de sa femme au profit de sa famille.
Mais il a préféré, au nom de son honneur baffoué, sacrifier
l'équilibre psychologique de ses enfants.
J'ai dû être le seul à me rendre
compte de la détresse de son fils, et je devais surement être la
seule personne capable de l'aider à vivre avec cette rupture. Je me
rappellerai toujours de cette dernière image de lui, où son regard
s'était égaré au fond de lui même. A travers lui, je m'étais
reconnu, et au travers de mon frère et ma mère, présent également
ce jour là, je n'avais pu que constater que le même scénario se
répétait inlassablement de père en fils. Chacun aveuglément perdu
dans son monde, uniquement conscient de ce qui les touche directement
et personnellement.. J'étais bouleversé... Mère n'avait pas voulu
que je lui porte conseil, angoissée à l'idée, que je ne pouvais
être que le porteur de mauvais conseils... 15 ans après mon passage
en prison, l'arrêt total de mes conneries, et mon intégration dans
la société, je n'étais rien d'autre qu'un ex taulard...
Je pense souvent à mon père, dont je
ne dois rien, et peut-être tout. Il a toujours été ce qu'il a été,
et grâce à tous ses défauts, j'ai réussi à érigé une
personnalité propre diamétralement opposée à la sienne. En cela,
je lui dis merci. Car sans lui, je ne me serai, sans doute, jamais
instruit.
Quand à toi, si tu ne reprend pas
contact avec notre mère, si tu ne te remet pas en question sur ce
que tu es, tu resteras toujours un homme qui a tout échoué, là ou
le destin t'avait doté de toutes les capacités et moyen financier, afin que tu
deviennes un grand de ce monde.
Le seul compliment que j'ai eu de toi
était à la base un reproche sensé me faire mal. Tu m'avais dit :
« cinquante pour cent de ce que tu racontes, ce ne sont que des
conneries. » Ce qui veut dire, que si à mon âge, je suis à
cinquante pour cent de la vérité, c'est que j'ai sacrément fait un
beau parcours sur le chemin de la vérité ! Je n'ai jamais été
aussi honoré, que par cette phrase, qui se voulait malsaine, et il
s'en ait fallu d'un cheveux pour que je t'en remercie.
Elle est vraiment belle la vie, même
si j'aurai mille fois préféré en vivre une autre, bien plus
paisible et naïve. Mais je te l'accorde, c'était mon destin. Tout
s'est fait contre ma volonté, et je n'aurai surement jamais la
chance de vivre ma vie autrement. Je suis né pour aimer et être
rejeté, mais je préfère mille fois cette vie à n'importe quel
autre membre de ma famille.
Je n'ai pas eu la chance de choisir en
toute quiétude mon destin, contrairement à toi qui avait un destin
tout tracé, mais qui a tout foutu en l'air par vanité, pour au
final n'être plus qu'une ombre de toi même.
Je ne t'écris pas ces mots pour te
dire, que je suis meilleur que toi ou autre. Je le fais uniquement
dans un but égoiste, afin d'essayer de me guérir sur au moins un
aspect de mon comportement, qui me pourrit la vie depuis plusieurs
décades. Au cours de ces ténébreuses années, mon âme a été
brisée à de nombreuses reprises. Bien trop de ses éclats sont
devenus poussière, et plus encore ont été recollés dans le
désorde. Du coup, je crois qu'il n'est pas faux de dire de ma
personne, que je suis devenu un skizophrène multipolaire. A chaque
fois, que je sens l'amour m'envahir et être carresser par les
sentiments d'autrui, à un moment donné, je les sens partir de mon
être, puis disparaître, et enfin m'entendre dire l'exact contraire
de ce que je souhaitais dire oralement ou par écrit. Je suis
totalement incapable de maîtriser ce phénomène, et
malheureusement, je blesse toujours celles que j'aime sincèrement.
Je viens de vivre ce phénomène encore cette semaine. C'est une
veritable catastrophe, et en même temps, un simple épiphénomène,
car cette symptomatologie se répercute sur biens des domaines,
notamment professionnel et sportif.
J'en ai eu assez de vivre une vie, qui
n'était pas la mienne, faîtes d'alcools et de drogues.
J'ai écrit mon premier poème en
prison. 22 ans après, je réalise, que j'écrivais dans le seul but
d'être certain d'employer les mots correspondants à mes véritables
émotions. C'est chose faîtes aujourd'hui, et j'espère que toi
aussi, tu puisses trouver un moyen, qui te libérera de toute
cette agressivité, vanité et égocentrisme, qui te caractérise
tant.
Ton grand frère...