Les questions n'ont aucun sens, car les
réponses n'existe pas.
Il n'existent même pas de mots
capablent d'écrire une simple phrase.
Mais il existe bien des chapitres pour
chaque vie.
Je ne sais pas encore ce qui se retranscrit ici même.
Les lettres n'existent plus, car les
touches d'un clavier sont devenues omniprésentes, mais n'arrivant
pas à être autre chose qu'une position dans un espace défini.
L'on ne peut voir ma main qui tremble,
submergée par l'émotion.
Plus personne ne peut traduire
l'expression de mon écriture, car la technologie m'en a déposédé.
Que dire de cette larme, qui autrefois
fusionnait avec mon papier.
Tout a été séparé, et il est faux
de croire que nous avons évolué.
Nous avons été séparé de nous même.
Fini les traces de café, les taches de
cendres.
Nous ne pouvons plus toucher
objectiviement l'ensemble des émotions, qui gravitent autour de
nous, lorsque l'on écrit.
A peine pouvoir nous entrevoir ce que
l'on ressent en regardant notre écran.
Ah, si j'étais resté authentique,
vous auriez pu sentir le café que j'ai bu, la cigarrette que j'ai
fumé, les raisins que j'ai picoré.
Vous auriez surement pu sentir cet
ognion qui traine sur ma table depuis hier, humer le tabac que je
fume, et vous apercevoir que mes lunettes sont toujours dans leur
étui
Même les poils de mon chien, vous ne
les avez pas imaginé, alors qu'ils sont partout autour de moi.
C'est ainsi que les émotions ne sont
plus que devenues de simples feuilles blanches de papier glacé...
Il peut paraître cruel, mais c'est le
prix à payer, que nous avons volontairement choisi de prendre,
totalement inconscient du poids à porter, qu'il nous en serait
impossible de vouloir un jour nous en délester alors que c'est bien
cela qui nous a tué, nous et notre authenticité.