dimanche 15 juin 2014

BELLE PLUIE D'ARGILE


Belle pluie d’argile

Je suis en dessous de toi, et je te regarde tomber, sur moi.

J’étais sur ton sommet, argile.

Comme toi, je subissais la tempête.

Tu surplombais l’horizon, il y a de cela, seulement quelques instants...

Mais la puissance, des vents, de la foudre, et ces bourrasques de pluies,

ont eu raison de toi...de nous.

Les éléments naturels t’ont retiré de ton socle, et nous sommes tombés en bas de la cascade.

Ma chute, elle, a été directe.

Plusieurs mètres de chute libre n’ont pas suffit, à me retirer la vie.

Ils ont simplement contribué à briser mon corps.

Tu n’as eu, dans ta chute, guerre plus de chance.

Elle a été plus courte, certes, mais tu t’es fracassé sur la roche,

et a perdu la moitié de ton volume.

Malgré le choc dû à ma chute, j’ai pus te voir étincelé, sous ce terrible impact,

et voir tes particules se mélanger à l’eau de la cascade...

Puis tomber sur moi...

Le démembrement de ta composition a été si beau, qu’il a anesthésié mes souffrances.


Comme tu es belle, belle pluie d’argile.

Comme tu es beau, rocher d’argile.

Même si l’écoulement de la cascade va t’amener à tomber, sur mon corps.

Comme il est beau de savoir que l’on va mourir, d’ici peu.

De savoir que l’on a pas peur,

de ne plus se rendre compte de nos propres souffrances.

Mourir, avec pour derniers instants, la vision d’un dernier bonheur, de ma vie d’homme, sur cette terre.

Pourrais-tu exaucer mon dernier voeu, rocher d’argile, en posant, avec moi, ta signature, sur mon dernier poème... ?



lundi 9 juin 2014

CORPS DE MON AME

Après avoir été longtemps séparés, nos corps se sont, enfin, retrouvés.

Nos bras s’enlacent, sur cette chair tant désirée.

Nos lèvres s’embrassent, avec un engouement à la mesure de notre attente.

Délicatement, nos habits s’éclipsent, et nous voici, enfin, livrés à notre nature première.

J’enrobe, de mes mains, tes seins, accompagné de ma bouche, qui les embrasse.

Nos souffles halètent, nos corps s’emmêlent.

Malaxant, encore et toujours, ta poitrine, je parcours, avec ma langue ton ventre.

Je descends, encore plus bas, pour apprécier ce sexe, qui m’est opposé.

J’hume ton nectar, et y pose délicatement ma langue.

Ton corps se plie, se tend et se détend, car lorsque je lèche tes lèvres inférieures, tu atteins le stade supérieur.

Abasourdie par tant de plaisirs, ta main s’accroche fermement sur mon pénis.

Le tirant vers toi, comme pour te rafraîchir, tu l’apposes sur tes lèvres, et le fait glisser dans ta bouche.

Pris par cette douce sensation, mes yeux se ferment, et mes mains retiennent ta tête.

Tu m’offres un plaisir, si intense, que je suis contraint de te soulever,

et de t’allonger, sur moi.

Nos sexes se frottent, se caressent, et soudain, tu m’enchevêtres.

Te balançant sur mon mat et étirant ton corps dans une volupté parfaite, tu cabres, cabres, et te renverse d’allégresses.

Essoufflée dans l’extase, soupirant de plaisirs, je ne te laisse point de répits.

Millimétrant mes entrées en tes profondeurs, tu frétilles face au courant alternatif, que je déploie.

Tes yeux quémandent de l’aide.

En eux, je peux y lire :  “Ne t’arrête pas, je t’en prie continu”.

Soumise, et sanglotant d’un orgasme ininterrompu, tu te mords les lèvres, et de tes griffes, me déchire le dos.

Puis, tentant de te ressaisir, tes mains s’agrippent à mes fesses, et les balancent de coups violents.

Agonisant de plaisirs, un cri spacieux émerge des profondeurs de ton ventre.

Atteignant ainsi la délivrance suprême, tu sombres à demi inconsciente, et, impuissante, tu laisses ton orgasme t’extasié sans retenue.

Tes yeux en pleurent, tes mains en tremblent, et ta langue se déploie.

Nos lèvres se serrent, en un baiser onctueux.

La chaleur, de ton intérieur, surchauffe mon membre extérieur.

Le délice, de ta nature, fait jaillir, en moi, un torrent, qui se déverse, sur ton corps, comme une averse.