samedi 13 août 2016

Jules lit

Jules lit depuis sa majorité.
Il ne s'agit pas de la majorité légale, mais du jour où il a décidé de se connaître en profondeur.
C'est à dire à l'âge de ses vingt ans.

A l'école, bien qu'il adorait la langue Française, il n'arrivait pas à comprendre la conjugaison.
Je suis ce que je suis, mais je serai, celui que j'ai toujours été.
C'était sa devise, lorsqu'il se tournait vers l'avenir.

Lui seul savait que c'était écrit quelque part dans son inconscient.
C'était un être en devenir, qui aurait pu accéder à n'importe laquelle des carrières, mais qui n'aurait pu jamais accepter la lâcheté de concevoir des enfants avec n'importe qui.

Sans en connaître tous les tenants et les aboutissants, il avait déjà conscience qu'il ne pourrait véritablement en aimer qu'une.
Elle et personne d'autre...

Se cachait-elle ou ne la voyait-il pas?
Si elle n'était pas là, c'est bien qu'elle était ailleurs.

Alors, il est allé de ci, de là, a apprit nombre de métiers, et découvert de nombreuses régions.
Toujours un livre à la main, et toujours en apprentissage professionnel.
Mais plus il se perfectionnait, et plus il s'en lassait.
Ce n'est pas qu'il ait fait semblant d'aimer, ni comme s'il avait erré.
Mais au fil de années, cet amour véritable lui manquait, et il a commencé à désespérer.

Mais Jules lisait...

Puis Jules s'est mis à écrire, ce qu'il ne trouvait pas dans les livres.
Devant le succès, les bras lui en sont tombés.
C'était un écrivain né.

Un jour, il a rêvé d'elle, et un autre, leurs chemins se sont croisés...
Il voulait lui dire: Je t'ai toujours aimé, et ce avant même de t'avoir rencontré.
Peut-être même avant que tous deux aient commencé à exister, sur cette Terre...
Plus que tout, il savait qu'il l'aimait depuis toujours, ici, maintenant, et ailleurs.
Peut-être même depuis que le monde était monde!

Mais il n'était plus ce garçon naïf, et il savait très bien, que lui dire tout ceci n'était que des mots.
Parce que, elle aussi lisait, et qu'elle n'était pas, comme lui, née de la dernière pluie.

Dans son regard, Jules avait très bien comprit, que dès le premier jour, où leurs regards se sont croisés, elle aussi l'avait toujours aimé, et il avait été tout chamboulé!
Comment pouvait-il réussir à lui faire comprendre, qu'ils n'avaient pas à avoir peur de cet amour légendaire, qui avait réussi à traverser les âges?
Tous deux semblaient paralysés, en même temps que tous deux savaient qu'ils ne faisaient que se rapprocher...

Il a prié Dieu secrètement, alors qu'il voulait crié: Je t'aime! Je t'ai toujours aimé, et je t'aimerai toujours!
«Rien ne pourra jamais nous séparer», ce qui sous entendait que même le néant serait comblé de cet amour.

Il l'aimait tellement, qu'il s'est lassé des autres.
Les charmes n'avaient plus aucun effet sur lui.
Il avait balayé le charnel de devant sa porte.
C'était elle ou personne d'autre!

Sans elle, il a toujours éprouvé ce sentiment de solitude.
Mais depuis que ses yeux lui ont révélé son existence, il s'est rendu compte que la moitié de sa vie était déjà passée.
Qu'il se devait prendre le temps de lui faire comprendre, tout en n'en perdant pas, que depuis le début de cette existence, ces deux là n'avaient aucune raison de ne pas s'aimer, puisque de toutes les façons, leur amour a toujours été un serment fait à l'éternité!



mercredi 10 août 2016

LA CINQUANTAINE

Je n'y suis pas encore, mais j'ai l'impression que c'est à un pas de là.
C'est que mine de rien, j'en ai fait un long chemin.
Paradoxalement, si je mourrais ce jour, l'on dirait que je suis parti bien jeune.
Ce qui est vrai, mais qui n'est pas tout à fait juste.

L'enfance me paraît si loin, bien plus éloignée, que les souvenirs d'un rêve, qui se serait dissipé à mon réveil.
Les souvenirs de mon adolescence, eux, s'envolent peu à peu, je ne sais où.
Presque comme s'ils n'avaient jamais été...
Par contre, je me rappelle très bien de mes ambitions, de mes rêves de l'époque, qui Dieu merci ne se sont jamais réalisés.
Étrange fonctionnement de la mémoire...

Le monde, dans lequel je vivais autrefois, a disparu.
La simplicité a laissé place à l'anxiété, passant de l'immuable à l'inconnu.
Tout est tellement différent, qu'en y repensant, j'ai l'impression que les prémisses de mon existence ne sont rien d'autre qu'un livre d'histoire du siècle dernier.

De ce qui fut, il ne reste rien.
Mon village natal est devenu un village fantôme, où il est plus facile de discuter avec les morts qu'avec les vivants.
Et que dire des mes anciens amis?
Certains sont allés rejoindre Dieu, comme d'autres ont dû tenter de faire un stage en enfer.
Il y a ceux qui sont partis avant les autres, et les autres, dont je ne sais plus qui ils sont, ni comment ils s'appellent...
Ce n'est pas si vieux, mais c'est tellement loin.

L'insouciance d'autrefois est devenue la folie d'aujourd'hui.
J'aurai aimé que rien ne change, pour que rien ne s'oublie.
Mais tout est allé tellement vite...

J'ai bien de la chance d'être où j'en suis.
Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux, mais ce n'est pas odieux, non plus.
Je ne crains pas ce présent, mais ai un mauvais pressentiment.

Les deux guerres mondiales me semblent moins effrayantes, que ce devenir, dont je ne sais si l'on peut réellement l'appeler l'avenir!
Les élites nous méprisent, nous mentent, nous volent et nous tuent.
Nos politiciens sont tous des vendus, quand ils ne sont pas simultanément corrompus et corrupteurs.
Là où nos salaires ne sont plus augmentés, les leurs se couvrent d'or.
Là où ils nous demandent de faire des efforts, eux s'accordent des retraites dorées.

Liberté, égalité, fraternité, une belle triptyque qui a rendu l'âme!
Oui, nous vivons dans une prison à ciel ouvert, que ce soit à la ville ou à la campagne.
Nulle part ne souffle la liberté!
Et puis, comment peut-on parler d'égalité, alors que nous sommes dans un système pyramidal?
Quand à la fraternité, il aurait été plus juste de la nommer fratrie consanguine...
Ces fameux dix pour cent qui amassent quatre vingt dix pour cent des richesses, et dont certains sont bien de chez nous!
Mais pourquoi en avoir peur, alors que la vie sur Terre, sur notre planète, n'existe justement que parce que nous sommes à un pour cent, ni trop près, ni trop loin du soleil?
C'est plus que largement suffisant pour oser revendiquer nos droits à exister!
Dans notre pseudo démocratie, nous n'avons plus que le droit, de devoir voter pour des incapables ou des traîtres.
C'est tout un programme que d'avoir à choisir pour le moins pire!
Sachant que c'est de pire en pire, après chaque élection.
Je me suis trompé de profession, j'aurai dû être un menteur né, comme eux.

Mon pauvre pays est soumis, conquis, et il ne faut surtout pas trouver à redire.
Les nations doivent être détruites, mais chut, il ne faut pas s'y opposer...
On vous traiterait d'extrémiste!
Mais ne vous y tromper pas, une fois que nous aurons perdu notre identité, nous ne pourrons jamais plus nous relever.
Devenant de facto des hommes sans passé, sans branche pour pouvoir nous relever, notre devenir ne sera plus qu'un présent chancelant, incapable de se porter vers l'avenir.

Toutes les valeurs de mon pays ont été inversées.
D'ailleurs, j'ai bien du mal à trouver une once de valeur, dans ce nouveau monde.
Aucun de nous n'échappe à la solitude, qu'elle soit familiale, amicale ou sentimentale.
Nous ne vivons plus pour vivre, mais pour survivre, à nous même et aux autres!

Combien sont-ils à travailler, et à dormir dans la rue?
A fouiller dans les poubelles, à rouler sans assurance, sans permis, à se noyer dans l'oubli, parce que tout est bien trop dur pour ne serait-ce que rester à niveau!
Certains allant jusqu'à envier le sort des prisonniers, nourris et logés, même s'ils sont privés de liberté...
Dans un sens, ce n'est pas cher payé que de vivre à trois dans six mètres carré, pour ceux qui sont enfermés à l'extérieur, dans une existence ou il n'existe pas la moindre pitance.
Juste la liberté de souffrir en silence...

Tandis que les vrais coupables, les vrais méchants, en costume cravate, ceux, qui ont crée ces injustices sociales de toutes pièces, qui sont responsables de ces guerres par procuration qui alimentent le terrorisme, ne sont jamais condamnés.
Et pourtant, ils sont bien la source de tous nos problèmes!

L'ONU et le Tribunal Pénal International ne sont qu'une mascarade.
Ils ne sont rien d'autres que les sièges sociaux de ces crapules, qui leurs assurent une impunité totale.
Ils ont vraiment pensé à tout.
C'est à en avoir la chair de poule...

Je n'ai plus la fougue de mes dix huit ans, mais j'ai la clairvoyance d'un homme de plus de quarante ans.
Je sais bien, dans le meilleur des cas, que demain je m'en irais, dans la force de l'âge ou dans mon vieil âge.
Mais aurais-je le courage de me regarder encore dans une glace, jusque là?
J'aimerai bien me lever et renverser l'absurdité d'une telle soumission, mais chacun semble attendre que son heure vienne!
Je ne blâme personne, car même si bon nombres avaient senti le vent tourné, je ne pense pas que l'on aurait pu imaginer le mal devenir si arrogant de sa puissance.
Frappant de tout ses forces sur l'ensemble des continents.

Nous avons oublié que notre Dieu, celui de l'amour et du pardon, Jésus, a été tué pour ne pas avoir été le Dieu de l'argent.
De même que les Cathares, assassinés jusqu'au dernier, pour avoir inventé l'épargne, tout en vivant dans le plus parfait des renoncements.
C'est d'ailleurs pour cela que l'on les appelait les parfaits.
Comment avons-nous pu laisser notre indépendance monétaire, au bénéfice des banquiers, qui n'ont pas la moindre once d'humanité?

A présent, nous ne sommes plus des hommes, ni même des esclaves...
Juste, peut-être, des poissons inoffensifs, qui tentent d'éviter les obstacles, non pas en remontant les cours d'eau, mais en les dévalant.
Aucun honneur à attendre au bout du chemin...

Ennemis de l'humanité, vous avez réussi à nous faire perdre notre identité!
J'imagine que, sentant la victoire totale à porter de main, Satan danse, enivré du sang de l'humanité.
Le poids des souffrances de ce monde, humaines, animales et végétales, n'a jamais été aussi intense.
Oncle Picsou nous a pris tous nos sous, et enlevé tous nos espoirs de disposer d'un toit à nous.
Et nous assistons impuissant à une notre nouvelle destinée, qui fera de nous, au mieux, des assistés.
Une nouvelle forme d'esclavage est née, et nous en sommes les pionniers!

Que dire de la jeunesse qui ne souhaite plus que d'accéder au quart d'heure de gloire.
C'est à dire passer à la TV, non pas pour avoir mérité, mais bel et bien pour avoir commis les pires des méfaits!
Croyant imbécilement être entré dans l'histoire ou d'être devenu quelqu'un, après avoir réussi un crime de masse.
Et pas d'amalgame surtout, ce n'est que la mode du moment.
Ce n'est pas une question de religion, pas même une histoire de pognon.
Aujourd'hui, ce sont les uns, demain se sera les autres, et après demain, fatalement, les uns et les autres!
Si ce n'est pas tous contre les uns et les autres...
N'est-ce pas cela ce que l'on appelle la théorie du chaos?

Nous ne sommes pas dans la société de consommation, comme certains le prétendent.
Mais bien dans celle du gâchis, et de la barbarie.
Car il ne faut pas s'y méprendre, la société dans laquelle nous vivons est violente.
Celui qui dit la vérité devient l'accusé.
Et celui qui cherche a établir la paix est sûr de mourir d'ici peu.

Je suis si triste que notre gouvernement soutiennent les fanatiques de tous horizons.
Si triste que notre société soit gangrenée, jusque dans ses fondations.
Le siècle des lumières a laissé la place à celui de l'obscurité.
Qui aurait cru que les mots gorgés de vérité seraient synonymes d'exécution publique?

Il est vrai que l'histoire de France s'est faites dans le sang, mais n'avons-nous pas passé l'âge civilisationnel de mourir pour des causes injustifiées?
Comment peux-t-on parler de vouloir vivre ensemble, quand on se rend coupable passif de crime contre l'humanité?
Quand on envois les gars de banlieues, sans rien dire, égorger des petits vieux, dans un autre pays, faut pas s'étonner qu'ils continuent leurs atrocités, une fois rentré.
Le plan vigipirate devrait surveiller nos politiciens, et pas les honnêtes gens.
Car il n'a toujours existé qu'une seule forme de terrorisme, et c'est le terrorisme d’État!
Qui est plus communément appelé actuellement le Salafistefucking!

Objectivement, le Salafistefucking, c'est se faire avoir deux fois.
L'une dans cette vie, pour avoir cru qu'en tuant des gens, jusqu'à sa propre mort, l'on rejoindrait le paradis, où soixante dix vierges sont supposées vous attendre.
Et l'autre, c'est qu'une fois arrivé au paradis, c'est que ce rendre compte qu'au paradis, tout est immuable.
C'est à dire que les vierges sont et resteront vierges!
C'est la double peine de l'ignorance!

Je n'ai jamais agit dans la vie, afin de changer ce monde, car j'avais bien conscience que la manipulation était omniprésente.
Il ne faut pas simplement croire, que l'on est dans le vrai.
Pour comprendre le monde, dans lequel nous vivons, nous nous devons d'en comprendre tous les tenants et les aboutissant.
Et pour cela, il n'existe qu'un seul chemin: S'instruire et s'ouvrir aux autres encore et toujours!

Avoir le B.A.C. avec rien dans la tête, j'ai laissé, aux autres, ma place.
Je n'avais aucune intention de finir à l'E.N.A, pour ne devenir, au mieux, qu'un incapable!
J'ai préféré être en contact avec le plus grand nombre, et avoir toujours un livre à proximité.
Parce que n'oubliez jamais cela: un homme instruit ne peut qu'être l'ennemi de la république!
Il n'existe qu'une seule véritable démocratie en ce monde.
Et elle est en Suisse...
Tous les autres systèmes ne sont que le dictât de ceux, qui ne vous veulent pas du bien...

Tous ces festivals annulés, ce n'est que pour faire plonger économiquement encore plus notre pays.
Tout ceux qui crient au racisme et à l'antisémitisme, ne sont que ceux qui ont la haine des pauvres.
Ne vous y tromper pas!
Leurs compte en banque sont blindés.
Ce sont eux les nantis, les privilégiés!
Le racisme n'est qu'un prétexte pour détourner votre attention.
Partout où ces gens passent, ils vous piquent votre héritage!

C'est le nouveau monde, dans lequel il n'existe, ni pardon, ni oubli, ni merci!
Un monde sans pitié, qui je n'en doute pas, va nous faire regretter d'être descendu de notre branche...
Un monde où s'il on est détaché de la foi véritable, on ne peut que sombrer dans le désespoir.
Je ne vous le cache pas, j'ai pris une décision de malade.
Une décision simple et efficace, qui si je ne suis pas emporté sur la route, me permettra de revenir avec un esprit aguerrit, un corps nouveau, et une âme rayonnante.

Je pars en pèlerinage avec mon vélo, sur la route de mes ancêtres.
Des centaines de kilomètres, et je ne sais combien de cols à franchir.
Les dangers seront nombreux, mais les paysages sont harmonieux.
La fatigue sera présente à chaque instant, mais quand sonnera l'heure du repos, il amorcera la venue d'un homme nouveau.
Lié par ce sentiment d'avoir exister, pour celui de s'être retrouvé...


mardi 2 août 2016

LE VOISIN

A n'en pas douter, l'une des meilleures choses que j'ai faites dans ma vie, c'est bien d'apprendre à te connaître, pour mieux t'extraire de mon existence.
Toi, et tous tes semblables...
Autrefois, tu étais un être brillant et cultivé, et j'ai voulu connaître le déroulement de ta vie, qui t'a conduit à ouvrir les portes de l'alcoolisme et de la drogue.

Ancien banquier, tu t'es fait viré, parce que tu as volé un courrier des impôts te concernant.
Et oui mon pote, en aucun cas un banquier ne doit avoir le moindre problème avec les impôts.
C'est un motif de licenciement, et tu n'aurais pas échapper aux conséquences de cette clause spécifique.
Voler ou ne pas voler cette lettre, qu'importait, les drogues avaient déjà signé ta lettre de licenciement, et avaient amorcé ton déclin financier!

Toi, qui était payé sur quinze mois, regarde où t'a mené ta soumission au monde de l'illusion!
Même si je n'aime pas ton métier, je serai malhonnête de ne pas reconnaître, que tu avais une place de choix.
Mais l'alcool et les drogues ont emporté ta vie professionnelle, et dévalisé ton esprit si brillant.
Bien des personnes, comme toi, ne sont pas faites pour gagner tant d'argent.
Tu en es la preuve flagrante!

La connaissance t'a rendu prétentieux, l'argent arrogant, et l'enfant unique, gâté et pourri, qui n'a pas su devenir autonome une fois adulte, a fait le reste.
A cela s'est rajouté le fait, que tu as refusé de devenir un homme fort et responsable, croyant faussement que la vie n'était faite que pour s'amuser.
Aujourd'hui, tu en paies le prix, ne survivant qu'avec le RSA et les mandats, que t'envoie ta mère.
Tu n'en as même pas honte, alors que tu as 55 ans!
Ainsi après avoir tété le sein de ta mère, tu as reproduit ce schéma via la coke déshydratée, au goût du cannabis, que tu as hydraté par du whisky pur.
D'un cocktail sain, tu es passé à un cocktail mortel!

Tu te rappelles quand je t'ai dit «tu n'es personne»?
J'ai bien senti que mes mots ont été similaires à un poignard, qui t'auraient transpercé le ventre.
J'ai bien vu sur ton visage, que j'avais fait mouche.
Comme défense, tu as mentionné ton prénom et ton nom, et mon sens de la repartie a déformé ce dernier pour t’appeler «LARDON».
Étrange coïncidence tout de même! Parce que, c'est bien tout ce que tu représentes: Un mec qui s'est découpé en pièce tout seul!

Combien de fois ne t'ai-je dit: Tu es faible!
Combien de fois t'ai-je sommé d'arrêter de me toucher, que ton côté tactile n'existait que pour te rassurer, que tu ne rêvais pas sur le fait, qu'il y avait quelqu'un pour parader dans ton univers.
Ce qui n'était pas mon cas... Puisque j'étais là pour t'observer uniquement.
Et ce, depuis ce jour où, avenant, j'ai réparé ton ordinateur, et que tu as eu l'audace de me traiter de merde intégrale!
On me l'avait jamais faîtes, celle-là!
Tu as eu de la chance, ce jour là...

Ceux, qui n'ont de cesse de serrer la main de l'autre, toutes les cinq minutes, ne sont pour moi que des personnes qui n'ont aucune force intérieure.
Croyant faussement que le fait de serrer la main, valide les faits que tu ais raison, et que tu n'es pas seul.
Les gens comme toi, qui n'arrêtent pas de parler et de couper la parole, ne peuvent avoir d'ami.
Juste des copains d'aventure, qui se reflètent dans leurs défauts et déchéance à venir.

Combien de fois ne m'as-tu pas laissé finir ma phrase?
Tu parles pour ne rien dire, sans arrêt, et n'apprend jamais rien de l'autre.
Comme tu te mens à toi même, tu mens aux autres!
Mais peu t'importait ce que tu disais, que ce soit vrai ou faux, tant que tu parlais, et que tu étouffais l'autre avec ces mêmes paroles!

J'avoue que tu m'as bien fait rire la dernière fois où tu as frappé à ma porte, en me disant que tu avais arrêté de fumer, alors que dans les faits, tes dealers s'étaient mis à la retraite, afin d'échapper à la case prison.
Tu étais tellement en manque que tu m'as demandé si je pouvais t'en procurer.
Et quand je t'ai dit que ni de près, ni de loin, je ne voulais plus entendre parler de ce monde, j'ai bien cru que tu allais pleurer de désespoir!

J'ai appris de toi que parler à l'autre ne veux pas dire que l'on existe.
Qu'écouter l'autre non plus, d'ailleurs!
Tu es un pauvre type, le seul envers qui j'ai dit: tu es une menace pour mon existence!
Alors que je ne travaille qu'à mi-temps, tu étais jaloux de moi. Tu enviais ma place, et la voulais.
Tu n'avais de cesse de me critiquer, de m'insulter, de rejeter mon identité si forte et assumée, et de cracher sur ma foi.

C'est toute la différence qu'il existe entre toi et moi.
Je n'ai pas besoin d'essayer de détruire l'autre, pour me prouver que j'existe.
Et c'est parce que je suis ton opposé, que je suis au poste auquel tu as aspiré.
Être à l'écoute de l'autre est bien plus qu'un métier.
C'est presque une profession de foi.
Tandis que dans ta vie, il n'y a que toi, toi, et encore toi!

Je n'ai jamais été aussi serein, depuis que je t'ai expulsé de ma vie.
Cela t'a rendu fou, criant de chez toi que je n'avais pas d'ami, et toutes sortes d'autres conneries.
Je suis resté dans le silence, écoutant ton démon intérieur, et me demandant comment nos chemins avaient fait pour se rencontrer!

Mais je dois te remercier pour une chose: tu m'a permis de faire le grand ménage, dans mes relations, et dans mes mauvaises habitudes.
Depuis que nos chemins se sont séparés, je ne me suis jamais senti aussi bien.
Comme d'habitude, chaque jour, je me bats pour réussir.
Chaque jour, j'avance, je lutte, m'acharne pour ne pas sombrer à cause des difficultés, qui jalonnent tout chemin qui se mérite.
Et grâce à toi, à présent, j'ai nettoyé dans ma vie, dans mes habitudes, tout ce qui faisait défaut à à la réalisation de ma vie.
Je ne sais pas si c'est la seule chose de bien que tu ais réussi dans la vie, mais sais que tu t'en mords les doigts.

Je n'éprouve ni peine, ni compassion, ni haine pour toi, juste du rejet.
Nous sommes simplement incompatibles, pas de raison d'en faire un plat!
Tu ne souhaites plus vivre, et moi j'ai trouvé la force de ressusciter.
L'un se meurt, l'autre revit.

Ce sont nos choix, ni plus, ni moins...