jeudi 14 novembre 2013

Paris, capitale de ma peine...


 
Je me souviens de ce temps, où... vous mes amis, étiez prés de moi. De cette jeunesse où la tendresse n’avait d’autre mot que l’amitié. Tous, autant que nous étions, avions voilé notre âme d’enfant, et ne laissions entrevoir que notre future âme d’homme. Face à la rue, entouré de ces immenses tours, nous ne pouvions extérioriser le moindre sentiment d’affection, ou d’amour, que nous portions en nous. Il nous fallait être fort, et pour cela, nous ne pouvions qu’être dur envers nous même. C’était le monde dans lequel nous vivions, et nous n’en connaissions pas d’autres. Notre rythme de vie ne nous permettait pas d’entrevoir une vie meilleure; d’ailleurs nous n’y avions sûrement jamais songé, tant cela était utopique. Nous étions les ombres de la nuit, nées d’une génération où la lumière de la foi s’était éclipsée. Tous issue de familles déchirées, et au chômage, nul autre que nous ne pouvait nous tendre la main. À nous tous, nous avons accompli les contes des mille et un vices. Toutes les bêtises était bonnes à apprendre et à faire. Curieusement, nous étions quelque part heureux, car nous avions toujours des méfaits à nous raconter, à toute heure de la journée, et cela nous permettait de mettre un peu de sel, dans nos vies fades, où les journées semblaient si longues, si monotones, et si ennuyeuses.

Puis, petit à petit, La Mort est venue brûler les liens que nous avions su tisser...

Salim, mon ami, dont la vie a été retiré par ce taxi, le feu vert rouge sang...
Christine, dont la tempête de neige a également ensevelie tes grands-parents.
Karine... Celui qui partageait ta vie s’en est accaparé le droit, et tu a fini ta chute, trois étages plus bas, sur les rails. Christophe, mon frère, ton coeur s’est éteint, te laissant à toi seul, le droit de mourir dignement chez toi.
Et quand à toi, Mamadou, mon dernier ami d'enfance, tu as reporté la violence, que t'imposait tes parents, sur des victimes innocentes, que tu as violé ou tué, dans un éclat de déchaînement si puissant, que personne n'a voulu comprendre ou admettre, que seuls tes parents étaient les vrais précurseurs et responsables de ta folie meurtrière...
Sache qu'au travers de ces lignes, la place d'amitié, qui sise en mon cœur, t'est toujours assurée, mon ami...
 
A Paris ! De toi, je n'ai que le souvenir de la "déchirance", d'une vie sans repère, d'une vie qui se perd, d'un goût amer au travers de toutes ses histoires sans queue ni tête, et de cette détresse qui ne m'offre que d'autre choix, que de te percevoir comme étant le capitale de ma peine... 

lundi 4 novembre 2013

STEPHANIE


J’étais assis sur le rebord du lit,

Et j’ai pensé à toi, Stéphanie.

À tous ces instants passés cette nuit,

Qui ont commencé après minuit.

 
C’était l’heure de partir travailler,

Ta tête reposait sur l’oreiller.

Nu, ton corps resplendissait.
 
Soudain, je me mis à t’aimer

LES MARQUES DE L'AMITIE (Michel et Annie)

Je te l'avais promis, alors je te l'écris.
Pour toi, je devrais parler d'amitié.
Celle par laquelle nous sommes liés.
Je ne sais à quand elle remonte,
Et quelque part cela me fait honte.
Mais tu as une très grande mémoire,
Grande comme un livre d'histoire.
De plus, tu as un très grand cœur,
Tu m'as sorti de mes malheurs.
Michel et toi ont tant fait pour moi,
Et je sais bien ce que je vous dois.

Ma vie, depuis, a changé.
Il est bien loin mon passé...

Je n'ai eu de cesse d'évoluer,
Dans un monde pourtant si pollué
Où l'on a vite fait de régresser,
Si l'on ne souhaite pas avancer.

J'ai mis mon esprit dans les livres,
Et aujourd'hui, je me sens libre.
Libre d'écrire,
Ce qui m'inspire.
D'être évasif et reconnaissant,
A tous ceux qui m'ont donné du temps.

Un grand merci à tous deux,
Qui m'avez permis d'être heureux !

LIONNE


La nuit, comme le loup, j’hurle ton prénom.

Et tout comme lui, les gens ont peur de moi.

Ils me prennent pour un fou.

Mais à cela, il n’y a pas de doute, je suis fou de toi.

 
Sur les collines avoisinantes, je rugis comme le lion.

Je déploie ma force, et impose aux autres, l’amour dominant, qui est en moi.

Lionne de mon coeur, tu es celle qui le fait rugir.

 

Lorsque le brouillard est dense, et que ma vue ne porte pas, je déploie mes ailes, et m’envole.

Voyage au dessus des nuages, et m’imprègne de ce ciel bleu, que nul ne peut voir.

Ce ciel bleu est notre jardin secret, laissant aux autres mille regrets.

Il nous est permis de voler, de nous évader, tant qu’il nous est permis d’aimer.

 
Lorsque je ne suis qu’un homme, je redeviens ce poète, qui écrit, parle, et vit d’amour.

Nous sommes deux êtres que l’amour a rassemblé, et qui, plus tard, écriront notre vie, que d’autres décriront comme un conte de fée.

Les belles histoires appartiennent au passé, disaient-ils...

Parce que nous croyons, nous savons qu’il n’en est rien.

Nous laissons nos coeurs vivre le jour présent, et entretenons notre relation pour de meilleurs lendemains.