jeudi 21 septembre 2017

LA JALOUSIE

La jalousie, c'est un truc qui m'a pris sans prévenir, tard dans la vie.
C'est à dire à presque 45 ans !
C'est une émotion à laquelle je n'aurai jamais pensé être affecté, tant j'avais appris de me détourner de ce besoin naturel de posséder l'autre pour exister.
Et pourtant, s'il y a bien une chose que je dois reconnaître, c'est que la jalousie m'a explosé à la figure.
C'est une émotion plus violente que la colère, et plus déraisonnable que la haine.
Elle te ronge de l'intérieur, et désintègre toutes tes certitudes sur la personne que tu croyais être ou qui avait toujours été jusqu'à présent.

La jalousie, c'est comme si tu découvrais un nouveau toi !
C'est ce qui te fait vouloir tout et son contraire avec la personne, qui a réussi à te faire découvrir que tu étais capable d'avoir ce genre d'émotion !

La jalousie, c'est être prêt à détruire votre relation, mais avec l'espoir puéril de vous réunir à nouveau.
C'est comprendre que ce, qui est fondamental pour vous, ne l'est pas pour l'autre, et qu'un immense fossé vous séparait avant même que cette relation ne débute...
C'est un incendie ravageur qui ne dit pas son nom, mais qui consume à une vitesse folle l'idée démente que l'on a eu, ne serait-ce qu'un jour, une parfaite maîtrise de soi.

Mais une fois que cette phase émotionnelle intense est passée, l'on se rends compte que cette jalousie ne faisait qu'exprimer le fait que l'on s'était engagé avec le mauvais cheval. Mais également, finalement, que l'on aurait misé sur n'importe lequel des chevaux parce que la solitude nous pesait trop.


La jalousie, ce n'est peut-être que de l'impatience qui nous conduit à ne plus croire à l'heureuse élue, tout en se l'imaginant possible avec une personne qui n'aura jamais les capacités de correspondre à vos critères les plus profonds...

lundi 1 mai 2017

GLOIRE A SOI

Tends lui la main, et arrache lui le bras, sans hésiter.
C'est pas le moment d'avoir des regrets!
Tu es né dans le même monde qu'eux, et en quelque sorte, tu es eux.
Je ne parle pas du fait d'être riche ou pauvre, d'avoir ou de ne pas avoir, mais d'être.
L'homme bon n'existe pas, dans notre société, car il ne pourrait y survivre.
Ne crois surtout pas que tu as des amis.
L'ami, c'est ton meilleur ennemi!
Celui là même qui couchera dans ton lit, en catimini.

L'ami, c'est comme la famille.
Plus on est proche les uns des autres, plus on s'en éloigne.
Jésus, lui même, nous l'a bien dit: mon royaume n'est pas de ce monde!
Sur Terre, le mal est omniprésent, plus en soi que chez les autres, d'ailleurs.
Ne jamais oublier que la vie se résume à manger ou être manger.
Ce qui n'est pas rien!

Quelles qu'en soient les alliances, que l'on peut faire dans la vie, elles sont obligatoirement temporaires.
Rien n'est immuable, car rien ne saurait se revendiquer éternel, dans une existence temporaire.
On vit, on meurt, et jamais personne n'est revenu d'entre les morts!
C'est peut-être bien la seule vérité de ce monde...
Mais à bien y regarder, la vie se résume-t-elle à cela?
Aurais-je dû rajouter que nous sommes obliger de tuer l'autre?
L'on nous vend la paix, pour mieux faire la guerre ailleurs.
On vous promet la sécurité, après chaque attentat.
Et l'on est systématiquement obliger de voter contre, mais jamais pour!
Une brillante idée que la démocratie...

Dans le cochon, il y a le «sale ami», comme il y a «le gens bon».

Mais rassurez-vous, tout se mange!
Sur ce, bon appétit!

lundi 13 février 2017

LA MATRICE

Peu de personnes s'en sont rendues compte, mais l'homme est devenu un objet de consommation, comme un autre.
Dès que l'on se lève, combien sont-ils à se lever, sans penser à écouter leurs propres pensées du jour, où se remémorer les rêves passés?
Comme un blanc de poulet dans une barquette, nos existences sont complètement mises sous cellophane.
Pourtant, dès que nos yeux s'ouvrent, nous pourrions, au moins remercier d'être en vie, de pouvoir boire un café, de prendre une douche, et surtout d'exister dans un lieu, où notre vie est en relative sécurité.
Au lieu de cela, c'est presque comme si la TV s'ouvrait en même temps que nos yeux. Comme si nous nous étions détournés le plus simplement du monde de nous même!
Nous ne devons plus être ce que nous sommes, mais être simplement comme les autres.
C'est à dire pas grand chose...

Il n'y a pas besoin d'être blanc ou noir pour être différent, et pourtant il semblerait que tout le monde ait oublié que les différences existent d'un individu à l'autre.
Derrière le mot tolérance, prononcé à tu et à vas, réside la pire des intolérances: celle de devoir se conformer avec la pensée dominante, et d'être bien sûr en adéquation avec elle.
Que dire de l'invocation du mot racisme à tout bout de champs, alors que l'on pourrait simplement revendiqué une jalousie d'une personne à une autre?
Parce que le fond, il est bien là! Cette société individualiste ne fait que nous pousser vers cette extrémité.
Il a, nous n'avons pas. Il reçoit, et c'est nous qui payons!
Mais qui a fait le plus de mal à l'autre?

Dans cette société, où il est interdit de revendiquer ses origines naturelles, il est également interdit d'en comprendre son héritage historique.
Tout a été fait pour détruire la famille, et il n'est pas faux de dire, que notre propre famille est devenue sans valeur.
Quand à notre culture, qui sait encore comment l'on plante un grain de blé correctement?
Nous sommes devenus de termites, au sein d'une citadelle assiégée.
Et presque tout ce que nous consommons n'est que poison.
Cigarettes, alcool, drogues, nourritures, sont bourrées de pesticides.
Nous ne sommes plus que des poisons ambulants!

Avec tous ces produits ingurgités, t'inquiète, la retraite, tu l'esquisseras à peine, si tu as de la chance.
Tout est fait pour qu'une grande partie, de ce que tu as cotisé, finisse dans les poches d'un autre.
C'est vrai que prendre une assurance vie pour le jour de ta mort, c'est loin d'être anodin...
J'adresse mes félicitations à cette société individualiste, qui n'est qu'un gage que de ne produire que pour les autres.
Nous ne laissons plus aucun héritage à nos enfants, si ce n'est des dettes, où le plaisir de crever rapidement, afin de toucher un héritage financier, que dans tous les cas, l'on nous le volera pour une bonne moitié.
Oui, vous pouvez applaudir, si dans le meilleur des cas, il vous en reste un bon quart. Vous êtes des champions! Vous avez réussi à passer entre les mailles du filet.
Un petit peu vous revient de droit...

Mais croyez-moi, des liens qui forment une famille, il n'en reste déjà plus rien.
J'avais deux grands pères, dont j'étais fier, et je dois être le seul à ne toujours penser qu'à eux.
Ils m'ont légué un si bel héritage d'esprit.
J'aurai tellement aimé en dire autant de mes parents et frères et sœur.

Mais cela est un autre héritage!