La jalousie, c'est un truc qui m'a pris
sans prévenir, tard dans la vie.
C'est à dire à presque 45 ans !
C'est une émotion à laquelle je
n'aurai jamais pensé être affecté, tant j'avais appris de me
détourner de ce besoin naturel de posséder l'autre pour exister.
Et pourtant, s'il y a bien une chose
que je dois reconnaître, c'est que la jalousie m'a explosé à la
figure.
C'est une émotion plus violente que la
colère, et plus déraisonnable que la haine.
Elle te ronge de l'intérieur, et
désintègre toutes tes certitudes sur la personne que tu croyais
être ou qui avait toujours été jusqu'à présent.
La jalousie, c'est comme si tu
découvrais un nouveau toi !
C'est ce qui te fait vouloir tout et
son contraire avec la personne, qui a réussi à te faire découvrir
que tu étais capable d'avoir ce genre d'émotion !
La jalousie, c'est être prêt à
détruire votre relation, mais avec l'espoir puéril de vous réunir
à nouveau.
C'est comprendre que ce, qui est
fondamental pour vous, ne l'est pas pour l'autre, et qu'un immense
fossé vous séparait avant même que cette relation ne débute...
C'est un incendie ravageur qui ne dit
pas son nom, mais qui consume à une vitesse folle l'idée démente
que l'on a eu, ne serait-ce qu'un jour, une parfaite maîtrise de
soi.
Mais une fois que cette phase
émotionnelle intense est passée, l'on se rends compte que cette
jalousie ne faisait qu'exprimer le fait que l'on s'était engagé
avec le mauvais cheval. Mais également, finalement, que l'on aurait
misé sur n'importe lequel des chevaux parce que la solitude nous
pesait trop.
La jalousie, ce n'est peut-être que de
l'impatience qui nous conduit à ne plus croire à l'heureuse élue,
tout en se l'imaginant possible avec une personne qui n'aura jamais
les capacités de correspondre à vos critères les plus profonds...