jeudi 14 novembre 2013

Paris, capitale de ma peine...


 
Je me souviens de ce temps, où... vous mes amis, étiez prés de moi. De cette jeunesse où la tendresse n’avait d’autre mot que l’amitié. Tous, autant que nous étions, avions voilé notre âme d’enfant, et ne laissions entrevoir que notre future âme d’homme. Face à la rue, entouré de ces immenses tours, nous ne pouvions extérioriser le moindre sentiment d’affection, ou d’amour, que nous portions en nous. Il nous fallait être fort, et pour cela, nous ne pouvions qu’être dur envers nous même. C’était le monde dans lequel nous vivions, et nous n’en connaissions pas d’autres. Notre rythme de vie ne nous permettait pas d’entrevoir une vie meilleure; d’ailleurs nous n’y avions sûrement jamais songé, tant cela était utopique. Nous étions les ombres de la nuit, nées d’une génération où la lumière de la foi s’était éclipsée. Tous issue de familles déchirées, et au chômage, nul autre que nous ne pouvait nous tendre la main. À nous tous, nous avons accompli les contes des mille et un vices. Toutes les bêtises était bonnes à apprendre et à faire. Curieusement, nous étions quelque part heureux, car nous avions toujours des méfaits à nous raconter, à toute heure de la journée, et cela nous permettait de mettre un peu de sel, dans nos vies fades, où les journées semblaient si longues, si monotones, et si ennuyeuses.

Puis, petit à petit, La Mort est venue brûler les liens que nous avions su tisser...

Salim, mon ami, dont la vie a été retiré par ce taxi, le feu vert rouge sang...
Christine, dont la tempête de neige a également ensevelie tes grands-parents.
Karine... Celui qui partageait ta vie s’en est accaparé le droit, et tu a fini ta chute, trois étages plus bas, sur les rails. Christophe, mon frère, ton coeur s’est éteint, te laissant à toi seul, le droit de mourir dignement chez toi.
Et quand à toi, Mamadou, mon dernier ami d'enfance, tu as reporté la violence, que t'imposait tes parents, sur des victimes innocentes, que tu as violé ou tué, dans un éclat de déchaînement si puissant, que personne n'a voulu comprendre ou admettre, que seuls tes parents étaient les vrais précurseurs et responsables de ta folie meurtrière...
Sache qu'au travers de ces lignes, la place d'amitié, qui sise en mon cœur, t'est toujours assurée, mon ami...
 
A Paris ! De toi, je n'ai que le souvenir de la "déchirance", d'une vie sans repère, d'une vie qui se perd, d'un goût amer au travers de toutes ses histoires sans queue ni tête, et de cette détresse qui ne m'offre que d'autre choix, que de te percevoir comme étant le capitale de ma peine... 

lundi 4 novembre 2013

STEPHANIE


J’étais assis sur le rebord du lit,

Et j’ai pensé à toi, Stéphanie.

À tous ces instants passés cette nuit,

Qui ont commencé après minuit.

 
C’était l’heure de partir travailler,

Ta tête reposait sur l’oreiller.

Nu, ton corps resplendissait.
 
Soudain, je me mis à t’aimer

LES MARQUES DE L'AMITIE (Michel et Annie)

Je te l'avais promis, alors je te l'écris.
Pour toi, je devrais parler d'amitié.
Celle par laquelle nous sommes liés.
Je ne sais à quand elle remonte,
Et quelque part cela me fait honte.
Mais tu as une très grande mémoire,
Grande comme un livre d'histoire.
De plus, tu as un très grand cœur,
Tu m'as sorti de mes malheurs.
Michel et toi ont tant fait pour moi,
Et je sais bien ce que je vous dois.

Ma vie, depuis, a changé.
Il est bien loin mon passé...

Je n'ai eu de cesse d'évoluer,
Dans un monde pourtant si pollué
Où l'on a vite fait de régresser,
Si l'on ne souhaite pas avancer.

J'ai mis mon esprit dans les livres,
Et aujourd'hui, je me sens libre.
Libre d'écrire,
Ce qui m'inspire.
D'être évasif et reconnaissant,
A tous ceux qui m'ont donné du temps.

Un grand merci à tous deux,
Qui m'avez permis d'être heureux !

LIONNE


La nuit, comme le loup, j’hurle ton prénom.

Et tout comme lui, les gens ont peur de moi.

Ils me prennent pour un fou.

Mais à cela, il n’y a pas de doute, je suis fou de toi.

 
Sur les collines avoisinantes, je rugis comme le lion.

Je déploie ma force, et impose aux autres, l’amour dominant, qui est en moi.

Lionne de mon coeur, tu es celle qui le fait rugir.

 

Lorsque le brouillard est dense, et que ma vue ne porte pas, je déploie mes ailes, et m’envole.

Voyage au dessus des nuages, et m’imprègne de ce ciel bleu, que nul ne peut voir.

Ce ciel bleu est notre jardin secret, laissant aux autres mille regrets.

Il nous est permis de voler, de nous évader, tant qu’il nous est permis d’aimer.

 
Lorsque je ne suis qu’un homme, je redeviens ce poète, qui écrit, parle, et vit d’amour.

Nous sommes deux êtres que l’amour a rassemblé, et qui, plus tard, écriront notre vie, que d’autres décriront comme un conte de fée.

Les belles histoires appartiennent au passé, disaient-ils...

Parce que nous croyons, nous savons qu’il n’en est rien.

Nous laissons nos coeurs vivre le jour présent, et entretenons notre relation pour de meilleurs lendemains.

mercredi 30 octobre 2013

CYRIELLE


Tu passes, chaque jour, près de moi.

M’ignores ou me souries,

Me fais la bise ou m’évites...

 

Moi, je suis là, parfois sans y être, dès que je t’aperçois.

 

Pourtant, tu n’es qu’un bonbon, une envie, un désir...

Je t’écris sans amour, sans promesse.

Peut-être juste par vanité, parce que j’écris ce qui me ressemble, et Dieu sait que je me trouve beau.

 

Je n’ai que l’éphémère de ces ligne à t’offrir, et elles sont bien moindres qu’un printemps qui s’éveille.

 

Je suis un homme qui écrit des mots, dont la voix ne porte pas écho.

Je suis le silence grâce à l’écrit.

Les mots que j’emploi caressent les coeur des plus demandeurs.

Je ne suis qu’une pensée errant dans ses certitudes.

Je suis un homme parce que vous me parlez, mais je suis un esprit quand vous vous absentez.

Dans le sommeil, je suis la voix de mes rêves.

Dans la nuit, je suis une autre vie.

Au réveil, je ne suis jamais pareil, et quand tu es là, je ne suis plus là.

 

vendredi 25 octobre 2013

Certains lèvent les bras au ciel


Certains lèvent les bras au ciel, et vénèrent ainsi le culte solaire…

Dans une position similaire, vers toi, je projette les rayonnements de mon âme.

Et comme les naturistes, c’est dénudé de tout artifice, que je me suis dévoilé à toi…

Dieu se présente à l’homme, et les cheveux, de ces derniers, s’hérissent.

Non qu’ils en aient peur ; c’est juste que leur grandeur d’âme à oublier qui il était…

Et devant la vérité, l’homme ne peut que s’agenouiller.

 

L’âme a une odeur, dont le cœur tempère les secousses.

Tel un met exquis, l’homme, confronté à elle (l’âme) n’a qu’une envie :

C’est de goûter à ce tendre paradis, qui est notre lien direct avec le suprême.

Mais pour y avoir droit, l’homme doit, avant, se retrouver…

 

Mis à l’épreuve constamment, bien souvent, l’homme sert le malin !

Attiré par le charnel, il se perd dans l'éphémère, et il n’y a plus que le doute qui l’assaille.

Il tremble, alors, devant l’amour, et ne peut éviter les détours.

Dieu est-il injuste, pour le laisser ainsi ?

 

A qui appartiennent les torts, alors ?

 

Dieu, contrairement à l’homme, ne juge pas.

Il se contente de reconnaître les siens.

 

L’amour est le combat du courage, et s’il est vrai, rien ne le perdra dans l’adversité.

L’amour n’est pas un sacrifice ; ce n’est qu’un don de soi.

Immatériel, il nous conduit vers l’essentiel.

 

Et moi, petit homme que je suis, comment puis-je arriver à faire sortir du doute, celle qui a caressé mon cœur ?

Dépourvu d'espoir, puisque le droit de la révélation ne m’appartient pas, que me reste-t-il ?

Peut-être juste le droit de savoir, que cette épreuve est une clé, et non un obstacle !

 

L’amour est une force, et il ne faut jamais forcer ses portes.

Un jour sûrement, elle s’ouvriront.

Et si ce n’est pas dans ce monde, peu m’importe.

Car ce qui compte, c’est d’être en accord avec soi-même.

 

Ici ou là-bas, avec ou sans toi, je suis heureux d’avoir cru en toi.

Non à l’amour que je désirais partager en ta compagnie, mais à celui que tu caches si précieusement.

Ce que tu portes, en ton cœur, est la source de la vérité, et je comprend tes incertitudes et tes craintes.

Beau et pur, tu n’a pas envie de la salir une nouvelle fois, et c’est tout en ton honneur.

 

Gainsbourg disait : « la vie ne vaut d’être vécu sans amour »,

Mais s’il t’avais connu, en aurait-il été encore aussi sûr ?

La réponse t’appartient…

LE CHEMIN DE LA PAIX

Je ne pourrais te dire,
Ce que je ne sais écrire.
Je ne pourrais te décrire,
Ce qu'est une joie de vivre.
Mais je t'ai écrit un livre,
Pour te prouver que je ne suis plus ivre.

jeudi 24 octobre 2013

L'instant d'une année

Au mois de janvier, nous nous sommes rencontrés.
Au mois de mai, nous nous sommes aimés.
Au mois de juillet, nous ne nous sommes plus quittés.

Nous nous sommes séparés au mois de septembre.
Et t'ai oublié au mois de décembre !

Janvier, nouvelle année, je suis prêt !

mardi 22 octobre 2013

LE SECRET DU POETE

Je puise dans la source de l'imagination,
Comble le tonneau de l'inspiration,
Le verse dans une carafe de motivation,
Bois avec la plus grande attention,
Dans un verre où siège la détermination,
Et ainsi, née donc ma composition.

vendredi 18 octobre 2013

Quelques instants éternels.

C'était un visage, qui avait effacé mes colères et mes doutes.
En un instant, tout s'est brisé.
Je croyais être moi même, alors que je n'étais que l'ombre de mon devenir.

En une fraction de seconde, ce visage a sorti de sa tombe mon âme...

Et pourtant, à peine ai-je eu le temps de connaître ton nom, d'entendre ta voix, d'être envouté par le mouvement de tes lèvres, que tu me tournais le dos, et t'en allais.

Ephémère, tu as été, et pourtant, cet instant est gravé à jamais, quelque part en moi.
Tu es de celles, que j'ai laissé un jour s'en aller, là ou j'aurai aimé avoir plus de courage, pour être avoir toi ici bas, et à jamais...

Peut-être, que certains amours sont ainsi.
Ils ne durent qu'un instant, alors que l'on les portent toutes une vie...

jeudi 17 octobre 2013

PLUME DE MON COEUR


Une page d’écriture,

Contre une vie dure.

Je pose une censure,

Sur tout ce qui n’est pas pur.

 

Je poli ton image,

Au coin de cette page.

Crée un nouveau passage,

Pour mon amour sans age.

 

Tu n’es plus ma fiancée,

Je continue à t’aimer.

Je suis seul à espérer,

Et des fois, seul à pleurer.

 

J’écris et persévère.

Mon esprit est ce brin d’air,

Dans lequel je vis et ère,

Sans toi, sur cette terre.

mercredi 21 août 2013

Je suis aveugle


On m’a retiré mes cornées, sans la moindre explication donnée.

Je croyais être dans un pays, où il y fait bon vivre.

Tout s’est passé si vite...

 

Je me trouvais sur le mont d’une colline.

Sur son socle, je me prélassais, humant une pureté d’oxygène, si rare.

Les oiseaux m’enveloppaient, leurs chants m’extasiaient.

Divers insectes parcourraient mon corps, ils me faisaient frissonner sous cette chaleur d’été.

Allongé dans l’herbe, je regardais le ciel, vide de nuages.

Si bleu, que j’y ai vu le reflet de la mer.

Ah! Quelle belle journée, cela était…

La forte perception de mes sens avait drogué mon attention.

Mes yeux s’étaient fermés sur les images du bonheur.

 

Aujourd’hui, rien ne sert de les ouvrir.

La seule exception est la fête d’halloween.

Mon nouveau bonheur est de faire peur à la peur.

Mes yeux, que je ne saurais décrire...

Me sont utiles , un seul jour de l’année.

Ce jour là, les enfants crient de peur et je rie, je rie.

Le seul jour, où je n’ai besoin pas d’assistance.

Je reste derrière la porte, et j’attend les petits enfants.

J’aurai pus en vouloir au monde entier, mais j’ai accepté cette dure fatalité.

Car ce jour fatidique, mes agresseur m’avaient re-déposé, là où ils m’avaient enlevé.

 

Ce jour précis, un vent chaud m’avait enveloppé comme une couverture.

Il effacait la peine que je n’arrivais à extraire.

Je me sentais si nu, sans ma vue.

J’ai ressenti les vibrations du soleil, comme un clin d’oeil amical.

Un clin d’oeil de bienvenu dans un monde qui m’était inconnu.

Et cette merveilleuse sensation, chaude et baveuse, de la langue d’un chien.

Dernier signe d’un destin, où désormais nous suivons le même chemin.

 

Je pense toujours à vous, amis, qui m’avez dit: “Tu verras, c’est un beau pays.”

Court métrage d'une guerre (3eme et dernière partie)


Une guerre sans homme

 

Cette guerre ne ressemblait en rien de connu.

Nulle trace de chevaliers à l’horizon,

nulle trace de militaires, de chars, d’avions.

Les deux camps adverse avait décimé leurs armée,

ils ne leurs restait plus... Que les bombes.

La nuit, les étoiles filantes étaient des missiles.

La nuit, il faisait jour d’explosions.

Ils avaient trouvé le moyen de rendre le jour perpétuel.

 

Humanité, repose en paix...

 

Puis vient le jour, où je vis, cette immense vague, traversé notre montagne.

Plus haute que les six cent quarante mètres d’altitude, dans lesquels, je résidais.

Ce jour là, mes yeux ont vu la mer droite...verticale...

Je ne sais par quel miracle, je suis toujours en vie.

Je ne peux dire, si je suis le seul survivant.

Mais à part moi, il n’y a plus de trace d’humanité.

Tous ces massacres, ce désastre planétaire, s’était pour défendre quelle cause, déjà?

dimanche 18 août 2013

Court métrage d'une guerre (partie 2)


Délit d’ignorance

 

Le corps de papa n’a jamais été retrouvé.

Maman aurait tant aimé être enterrer à ses côtés.

Je ne suivais plus la guerre, c’était à peine si je m’occupais de ma personne.

Je ne dormais plus, à la maison.

Je vivais juste au dessus du village, dans les bois.

Je n’arrivais pas à comprendre, pourquoi ils n’avaient jamais retrouvé le corps de mon père.

Jusqu’au jour, où je vis une bombe exploser, et raser tout le village.

La déflagration fût si grande, que le village, sous le choc, se réduisit en poussière.

Des nappes de feu et de flammes s’abattirent, ne laissant plus la moindre trace d‘une présence humaine antérieure.

Maman était morte deux fois...

J’avais, enfin, compris, pour papa...

jeudi 27 juin 2013

De l’espoir dans le noir

Regarde le soir,

Qui se penche sur notre désespoir.

Tu as vus ces étoiles,

Qui brillent dans la nuit noire.

Pourtant, au loin, on voit des lumières,

Qui accompagne le train.

Tout ça la nuit,

On dirait que l’on est au paradis.

Tout le monde s'est endormi,

On voit à peine les yeux d’un chat,

Qui se repère dans le noir.

Le soir, tout est calme.

Je vois deux lumières perdues dans la nuit noire.

J’aimerai savoir ce que je sais.

Peut-être que c’est là où vivent ceux qui nous ont quitté.

J’aimerai y aller, mais quand.

Je regarde le vide,

Il est comme moi.

Il a peur jours après jours.

Il se pose des questions, qui sont aujourd’hui toujours sans réponse.

Il aimerait que l’on l’aide,
 
Pour ne pas voir les personnes, qu'il aime disparaître

Comme moi qui demande de l’aide.

Aider nous, car pour nous,

La vie ne tient plus debout...

COURT METRAGE D'UNE GUERRE (partie 1)


COURT MÉTRAGE D’UNE GUERRE

 

Dernier souffle avant la mort

 

Je me souviens, de ce temps, où le mot “démocratie” signifiait la paix.

Je me souviens, de ce temps, où nous vivions en paix.

Je me souviens, de ce jour, où la démocratie m’avait conduit à la guerre.

Le facteur des factures, ce jour, m’avait glissé une fracture.

Fracture civile, où tout ce que l’on a bâti, au cours de sa vie, doit être laisser à l’abandon.

Femme, enfant, maison, voiture, rien de tout cela n’a de valeur, lorsque l’homme doit être sous le drapeau.

 

En temps de guerre, l’homme doit défendre sa patrie, disaient-ils...

En temps de paix, la patrie ne m’a jamais aidé, ai-je répondu...

Pour avoir oser dire la vérité, j’ai connu les crosses militaires, les insultes, l’humiliation, la prison, avant même d’affronter l’ennemi de la patrie.

Pendant ces mois de tortures physiques et mentales, j’ai connu la dictature de la démocratie.

“Nous avons le droit de vote, nous avons le droit de voter pour l’arrêt de cette guerre.

Nous avons le droit...”

D’avoir la mâchoire cassé, de subir les humiliations, d’être enfermer en prison.

Les injures, ils n’en avaient plus en stock, ils me les avaient toutes dites, et s’étaient lassés.

 

Combien de temps ai-je crié?

“Ni ma religion, ni la démocratie, dans laquelle je vivais, autrefois, ne m’autorisaient à tuer.

Alors, pourquoi, aujourd’hui, devrais-je renoncer, à toutes les valeurs que l’on m’a apprises?

Vous avez perdu le sens de la diplomatie, vous n’êtes plus des démocrates!

La démocratie, que vous représentez, est une parure de la dictature!

 

Combien de temps ai-je crié?

En fait, je devrais dire : quant en ont-ils eu assez de m’entendre crié?

C’était ce jour ou cette nuit d’ailleurs, car là où ils m’avaient enfermé,

il n’y avait, ni trace du jour, ni trace de la nuit.

Seulement des murs, et des tortures physiques et mentales.

L’humiliation, elle aussi, avait ses limites.

Passez le cap de l’insupportable, l’esprit perd le sens du supportable.

Passé ce seuil, il peut tout endurer, car il ne se rend même pas compte qu’il endure.

 

Ce jour, donc, livré à eux même, face à leurs échecs successifs...

Ce jour... Ils m’ont sectionné les cordes vocales...

Plus de cordes vocales, plus de cris de ma part.

Il ne me restait plus que l’écho du silence.

Et c’est dans cet état qu’ils m’ont envoyé au front.

Ils m’y ont amené, de la même façon, que s’ils m’avaient jeté nu, dans la cage d’un lion.

 

Je suis parti, pour la guerre, les mains dans les poches.

Je suis arrivé au front, avec rien d’autre, dans les mains.

Sorti de prison, j’étais devenu insensible, aux insultes, aux humiliations, aux coups,

car l’amour que j’éprouvais, pour toi, n’avait cessé de croître.

Alors qu’ils me croyaient légume, j’ai réussi à leurs voler un stylo et du papier.

Je ne sais, si un jour, tu auras cette lettre dans tes mains, mais si c’est le cas, sache que je n’ai jamais cessé de t’aimer.

Et si Dieu nous permet de nous revoir...

Prends bien soin de notre fils.

samedi 1 juin 2013

RIZLANE


Avec des mots, on peut dessiner la mer, un ciel bleu avec ou sans nuage.

Avec des phrases, on s’imagine être cette étoile filante, cet espoir qui sommeille au plus profond de chaque être.

Avec l’expérience de la vie, les mots sont rendus humbles, mais s’offrent comme une promesse.

Car au delà de la poésie et des rencontres, nos mots découvrent un jour cette « elle », qui semble les laisser sans voix.

Derrière l’enjeu de plaire se trouve l’utopie d’avoir trouver le but, la réponse à toutes choses.

Nos attentes, autrefois plaintes sourdes, se transforme en un chant mélodieux, qui nous emmènent là où nos peurs ne sont plus qu’un songe, une histoire du passé...

Nul ne sait combien de temps cela va durer, ni même finalement si quelque chose va commencer.

Ce qui est bon à noter, c’est que tout cela est le plus bel espace de liberté, face à la dure réalité des vagues de nos âmes...

La mémoire du temps


Une photo du grenier, et un quart de Siècle vient de passer.

Souvenir d'antan, mémoire d'enfant.

Nombres de ses éléments ne sont plus Dans le vent.

Souvenir en vogue, un rien Claustrophobe,

L'avenir se métamorphose,

Sous le soleil de l'équimose.

Harmonie négative d'un avenir sur le Qui-vive.

Combien de guerres encore ?

Plus d'un siècle gît sous mon grenier,

Et une seule bombe pourrait tout Effacer...

Tout comme l'avenir que je me Dessinais,

Un jour, il a fini par se volatiliser.

A quoi bon guérir la rime,

S'il ne me reste plus que l'écime ?

Les profondeurs des océans sont les Abysses du temps.

Tant de secret cachés,

Tant de mémoires oubliées !

lundi 15 avril 2013

LAËTITIA

Lorsque je prononce ton prénom, ma voix devient image, et se réfléchit sur ton cœur de cristal.
Tes yeux sont des miroirs, qui m'absorbent, et nos âmes se rejoignent.
Nos corps se mélangent, nos cris dérangent.

Pour parfaire à cet échange, le chant des oiseaux nous enveloppent, et ils boivent enchantés de ce nectar qu'est l'amour.
Tu m'as voulu un jour, nous nous sommes unis pour toujours.
Nos effusions coulent à la vitesse d'un torrent, mais restent limpides comme une eau de source.
Je te prends à outrance, ton corps est une offrande.

Sur l'autel des sacrifices, où nos deux corps s'enlisent, nous nous apprêtons à jouir, pris par le supplice de l'amour.
Bonté divine, c'est le diable, qui nous inspire !
Mais de cette vie, nous ne pouvons que nous réjouir...

Note : Ecrit en à ALBI, autour de 2005.

jeudi 4 avril 2013

L'AMOUR

Je me suis posé une question,
Qui m'a valu des heures de réflexions,
Des jours entier de méditations.

J'en ai parlé à mes voisins,
Discuté longuement avec mes cousins.
J'en ai même parlé à mon chien.

J'ai voulu définir l'amour.
L'homme et la femme vivent-ils d'amour ?

Car je regarde alentour,
Les gens ne se contentent de "faire l'amour",
Mais n'agissent pas avec amour.

Alors qu'est-ce donc que l'amour,
Si ce n'est qu'un mot qui veut dire "amour" ?
Impossible à mettre à jour !

Juste bon à être cité,
Le dictionnaire se réfère à "aimer".
C'est le même problème nommé.

Alors je vais vous le dire.
Je l'ai compris et peu vous le décrire,
Au travers des vers de mon livre.

L'amour est l'une des vibrations,
Qui agit sans la moindre modération,
Source de toutes motivations.

Nul ne peux prendre rendez vous,
Avec ce qui sommeille en vous,
Et qui pour un peu vous rendrez fou.

Appliquez vous avec amour,
Que vos gestes ne soient que "preuves d'amour",
Si vous souhaitez qu'il dure toujours.

Le dits de nombreux écrivains
Ont spéculé nombres de mots en vain.
Ils sont toujours resté sur leur faim.

Que mes dires soient ce bon pain,
Qu'ils vous élèvent aujourd'hui et demain,
Pour que vous n'attendiez plus la fin.

lundi 18 février 2013

RESPIRATION DIVINE

Lorsque nous sommes ensemble, il s'ouvre, alors, une nouvelle dimension, un espace temps d'une tendresse communicative.
Les mots, nos confessions nous unissent.
Ensemble, nous sommes semblables à une chaîne, liés par un cadenas impénétrable.
Bien que nos corps se rejoignent, et s'assemblent, nous vivons libre, chacun de notre côté.
Mais nos rencontres  possèdent une richesse au delà du physique, dans lesquelles nos deux âmes s'attirent, car elles se correspondent.

Nous sommes deux aimants aux pôles opposés, qui ne forment plus qu'un.
Physiquement opposés, nous sommes spirituellement homogènes.
Corps, âmes et esprits ont fusionné, et nous avons perdu notre ego propre.

S'unir pour ne former qu'un, telle est la loi divine de l'amour.

mercredi 13 février 2013

SABRINA

Avant que tu ne te jettes dans mes bras, prends le temps d'aspirer un bon bol d'air pur, et je te soufflerai tout bas ce qu'il y a entre toi et moi. Mets mots viendront à toi comme une brise fraîche, car ils sentent en toi l'amour qui s'éveille.

Longtemps perdu dans ce sommeil, ou nul n'être ne s'émerveille, je te conduis tout droit à l'éveil. Jamais je ne mens sur mes sentiments, car avec je prend mon élan, et vais de l'avant.

Le plaisir plastic est un élastique, qu'on jette ou qui se déchire.

L'amour est plus qu'un plaisir, et ne ressemble en rien à un préservatif. Refuser la chaleur du corps serait te faire du tort.

Approche ton oreille de mon coeur, et écoute son grondement. Mille tambours raisonnent, tout cela à cause d'un amour. Nul besoin de se tendre les mains, elles s'attirent comme des aimants. Nos lèvres s'effleurent, et nos sens s'émeuvent.

Tu es la lave de mon volcan, et ensemble, provocons l'éruption.
Tu t'étendras, fondras sur mon être, et lorsque nos deux corps en fusion s'endormiront, il naîtra une douce végétation.

lundi 28 janvier 2013

Céline

Ma maison est à l'intérieur,
Mais on la voit de l'extérieur.
Tu n'as jamais vu tous les reflets,
Qu'il y a dans mon jardin secret.
Tu n'as pas bu de ce nectar,
Qui se pratique avec art.

Mais tu sais, il n'est jamais trop tard,
Il te suffit de prendre le bon départ.
Peser le pour et le contre,
Pour aller à ma rencontre.

Avec toi, je succombe.
Sans, je creuse ma tombe.
Bien que ce ne soit que des mots,
Des fois, je le pense tout haut.
Il n'y a pas de déprime,
C'est mon coeur qui chavire
L'amour me rend ivre.
Grâce à toi Céline.

samedi 12 janvier 2013

AINSI VA LA VIE

La fleur qui fleurissait en moi, tu l'as fané.
Et Dieu sait que j'aurai voulu la préserver.
Je voulais te faire sortir de ta torpeur,
T'enlever définitivement toutes tes peurs.
Mais je n'ai été pour toi qu'un sujet,
Pour lequel tu n'as eu aucun regret.
N'as-tu donc jamais eu, pour moi, un seul sentiment ?
Tu n'en as guère profité quand nous étions amants.
Je suis peut-être le seul qui soit triste.
De toute façon, je ne suis qu'un récidiviste.
Je suis peut-être trop pur pour ce monde.
Il m'en est devenu complètement imonde.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas aimé.
Et pour cette seconde fois, je me suis trompé.
Je ne suis pas prétentieux, pour te dire qu'avec moi tu aurais été heureuse.
Car même si tu n'en fait qu'à ta tête, un jour, tu comprendras, et tu seras malheureuse.
Je n'ai pas la force, ni l'envie de t'appeller.
C'est pour cela que je t'écris, sur ce bout de papier.

Si tu veux mon amitié,
Tu n'as qu'à me contacter.
Je t'écris comme un poème,
Mais je ne te dirai pas "Je t'aime".
Le vrai vainqueur, c'est l'amour.
Et avec toi de sombres détours.
Le jour ou ton coeur s'ouvrira,
Je ne serai plus là.
Tout comme celui qui est prêt à donner la mort, doit être prêt à la recevoir.
Celui qui n'offre pas d'amour,
Ne doit pas en attendre en retour.
Sur toi-même tu t'es renfermée,
Tu ne trouveras pas la liberté.

Alors pense à ceux qui sont prêt à tout donner pour pouvoir un jour s'évader.
Penses que si la mort était proche, quels seraient tes remords ?
Poétiquement, je souhaitais que le petit cailloux, qui nous unissait, devienne une comète.
Qu'un amour réciproque nous fasse s'envoler à la vitesse de la lumière.
Mais tu l'as transformé en météorite, et il s'est écrasé, car tu n'as pas daigné le conserver.
Ne pense pas que je t'en veuille,
Je lui loin d'être en deuil.
Je sais transformer la tristesse en bonheur, et le malheur en joie.
Je n'ai de cesse d'écouter mon coeur, et du négatif, je n'en serai jamais la proie.
Alors si toute fois tu es capable de me garder comme ami,
Peut-être réussirai-je à changer ta vie.

Note : Poème composé, qui m'a fait prendre conscience qu'aujourd'hui je déteste l'état d'esprit que j'avais avant.

jeudi 10 janvier 2013

BISOUS

NOTE : Alors que je croyais qu'il était réussi, je me suis rendu compte qu'il n'avait aucun sens, et ce dès la 2eme phrase. Mais je le garde tel quel !


Dans la mesure, où il existera, il sera le bisous le plus recherché, le plus subtil d'entre tous.
Il est le premier dont les lèvres ne soient pas la quête principale.
Mes yeux sont tant bercés par ton regard, qu'il m'est difficile de les dessiner correctement en mon esprit.
Pourtant ce sont bien tes lèvres, que mon coeur appelle.
Il est curieux de se rendre compte de l'importance que prend alors l'envie de t'embrasser.

lundi 7 janvier 2013

ESPRIT PRATIQUE

Laissez libre cours à votre imagination.
Laissez vous guidez par vos propres émotions.
Laissez votre esprit ouvert à la réflexion.
Laissez libre cours à toutes sortes d'intuitions.
Et ainsi, peut-être, naîtra votre première composition.

samedi 5 janvier 2013

CAROLE

Je ne suis qu'un élève du bonheur et de l'amour.
Et peut-être, je le resterai toujours.
Je ne suis que bien peu de choses...

Je ne suis qu'un ignorant, face à toutes les connaissances disponibles.
Je ne suis qu'un brin d'imagination,
Qui ne sait pas où mène ses réalisations.
Je ne sais que bien peu de choses...

Face à toi, je ne suis qu'un petit homme,
Tant tu m'impressionnes.
Ensemble, en ce monde, nous ne sommes que 2 personnes...
Mais du bonheur, de l'amour, et de ce que j'en sais...
Te l'avouer ou te le cacher, de ce dont je ne suis en mesure de te prouver...

J'espère seulement, qu'ensemble, du bonheur, de l'amour, et des connaissances...
Ensemble...
Je souhaite que nous puissions partager, le sourire du bonheur, le fruit de l'amour, et la confiance de notre connaissance mutuelle.
Ils sont bien peu de choses, mais je suis convaincu qu'ils valent plus que tout autre.

Alors, pour toi, CAROLE, envers qui je ne sais en quel sens entre "Amitié et Aimer", de notre relation, tu veux donner, je te dédie ce poème, qui n'est que bien peu de choses, mais qui en exprime tellement...

mercredi 2 janvier 2013

Ressemblance

Je suis une rose, et les épines, que je porte, sont les épreuves de la vie, que j'ai traversé avec succès.
Je me lève avec toi, fraîches sont mes pétales, et hume moi ce nectar.
Et lorsque toi, Ô beau soleil, tu te couches, je te serre très fort avec mes pétales de roses.

L'instant d'une année

Au mois de janvier, nous nous sommes rencontrés.
Au mois de mai, nous nous sommes aimés.
Au mois de juillet, nous ne nous sommes plus quittés.

Nous nous sommes séparés au mois de septembre,
Et t'ai oublié au mois de décembre.

Janvier, nouvelle année, je suis prêt !