vendredi 28 août 2015

LE TRAIN 418

Je me retrouve, encore, à attendre le train 418.
Mais cette fois les motifs sont différents.
Autrefois, sur ce quai, c'est toi que j'attendais.
Les émotions d'alors étaient très vives et m'envahissaient.

Aujourd'hui, bien qu'atténuées, elles me sont toujours présentes.
A ces émotions se mélangeaient nombres de questions, qui m'éprenaient face au doute de ne point d'apercevoir.
Mon coeur battait au rythme de l'amour, et mon âme rayonnait d'une densité proche de celle qu'émet la lumière du soleil.
Lorsque le train entrait en gare, mes sens étaient à l'affût, et mes yeux désiraient t'apercevoir avant que les tiens ne puissent trouver les miens.

Je t'aimais tant...

Ma vie était un sourire et mon coeur respirait de joies.
J'avais parcouru longtemps la lumière de l'espérance, et pensais qu'en ta compagnie, je marchais sur le chemin de l'amour.
Je pensais avoir trouvé la femme avec qui il était bon d'unir sa vie.

Mais malheureusement devant le fait accompli, c'est vide de ta présence, que je vis et attend sur le quai le train 418.

A présent, lorsque je prends celui-ci, c'est pour rejoindre la destination où le bonheur m'appelle, celle-la même où ma peine me rejoint.

vendredi 21 août 2015

L'homme d'un seul rêve

J'avais rêvé d'un amour que nul ne pouvait envier, parce que nul n'avait pu l'imaginer.
J'avais rêvé qu'en son sein, mon coeur renfermait un temple d'or.
Que le flux de l'amour était similaire au dernier rayon de l'espérance.
Qu'il était capable d'aider toutes les âmes pures, afin de les guider vers le chemin céleste.

Mais sorti du rêve, je ne peux que constater que ma vie n'est qu'un hivers, qui n'en finit pas.
Que mon coeur n'est qu'une fontaine, qui n'a de source que l'eau qui se noie.
La vie est un abîme, où corps et âme, je me perds dans mes ténèbres.

J'aurai tant voulu aimé et être aimé, mais je ne suis que l'homme d'un seul rêve.

jeudi 13 août 2015

Le baiser d'une vie

Fils de paysan que j'étais, je ne pouvais que te regarder passer en chantant.
A cette époque, j'aurai tant aimé être le jardinier de ton coeur.
J'attendais à ma fenêtre, que tu viennes ensoleiller mon paysage.
Je voulais tant croire en l'amour que l'on s'imagine.
Qu'il soit aussi léger qu'une plume, mais aussi résistant qu'une enclume.

Il m'a fallu attendre une année, pour un jour réussir à m'élancer.
Poussé par le souffle de mon coeur, je t'ai avoué ces quelques mots :
Ma demeure est modeste, mais tu es la demeure de mon coeur.
Tu as rougi, a fermé les yeux, et tu m'as embrassé.
Ensuite, tu m'as remercié, et est partie.

Depuis, je vis dans ce monde, pour te rejoindre dans mes rêves...