mardi 2 août 2016

LE VOISIN

A n'en pas douter, l'une des meilleures choses que j'ai faites dans ma vie, c'est bien d'apprendre à te connaître, pour mieux t'extraire de mon existence.
Toi, et tous tes semblables...
Autrefois, tu étais un être brillant et cultivé, et j'ai voulu connaître le déroulement de ta vie, qui t'a conduit à ouvrir les portes de l'alcoolisme et de la drogue.

Ancien banquier, tu t'es fait viré, parce que tu as volé un courrier des impôts te concernant.
Et oui mon pote, en aucun cas un banquier ne doit avoir le moindre problème avec les impôts.
C'est un motif de licenciement, et tu n'aurais pas échapper aux conséquences de cette clause spécifique.
Voler ou ne pas voler cette lettre, qu'importait, les drogues avaient déjà signé ta lettre de licenciement, et avaient amorcé ton déclin financier!

Toi, qui était payé sur quinze mois, regarde où t'a mené ta soumission au monde de l'illusion!
Même si je n'aime pas ton métier, je serai malhonnête de ne pas reconnaître, que tu avais une place de choix.
Mais l'alcool et les drogues ont emporté ta vie professionnelle, et dévalisé ton esprit si brillant.
Bien des personnes, comme toi, ne sont pas faites pour gagner tant d'argent.
Tu en es la preuve flagrante!

La connaissance t'a rendu prétentieux, l'argent arrogant, et l'enfant unique, gâté et pourri, qui n'a pas su devenir autonome une fois adulte, a fait le reste.
A cela s'est rajouté le fait, que tu as refusé de devenir un homme fort et responsable, croyant faussement que la vie n'était faite que pour s'amuser.
Aujourd'hui, tu en paies le prix, ne survivant qu'avec le RSA et les mandats, que t'envoie ta mère.
Tu n'en as même pas honte, alors que tu as 55 ans!
Ainsi après avoir tété le sein de ta mère, tu as reproduit ce schéma via la coke déshydratée, au goût du cannabis, que tu as hydraté par du whisky pur.
D'un cocktail sain, tu es passé à un cocktail mortel!

Tu te rappelles quand je t'ai dit «tu n'es personne»?
J'ai bien senti que mes mots ont été similaires à un poignard, qui t'auraient transpercé le ventre.
J'ai bien vu sur ton visage, que j'avais fait mouche.
Comme défense, tu as mentionné ton prénom et ton nom, et mon sens de la repartie a déformé ce dernier pour t’appeler «LARDON».
Étrange coïncidence tout de même! Parce que, c'est bien tout ce que tu représentes: Un mec qui s'est découpé en pièce tout seul!

Combien de fois ne t'ai-je dit: Tu es faible!
Combien de fois t'ai-je sommé d'arrêter de me toucher, que ton côté tactile n'existait que pour te rassurer, que tu ne rêvais pas sur le fait, qu'il y avait quelqu'un pour parader dans ton univers.
Ce qui n'était pas mon cas... Puisque j'étais là pour t'observer uniquement.
Et ce, depuis ce jour où, avenant, j'ai réparé ton ordinateur, et que tu as eu l'audace de me traiter de merde intégrale!
On me l'avait jamais faîtes, celle-là!
Tu as eu de la chance, ce jour là...

Ceux, qui n'ont de cesse de serrer la main de l'autre, toutes les cinq minutes, ne sont pour moi que des personnes qui n'ont aucune force intérieure.
Croyant faussement que le fait de serrer la main, valide les faits que tu ais raison, et que tu n'es pas seul.
Les gens comme toi, qui n'arrêtent pas de parler et de couper la parole, ne peuvent avoir d'ami.
Juste des copains d'aventure, qui se reflètent dans leurs défauts et déchéance à venir.

Combien de fois ne m'as-tu pas laissé finir ma phrase?
Tu parles pour ne rien dire, sans arrêt, et n'apprend jamais rien de l'autre.
Comme tu te mens à toi même, tu mens aux autres!
Mais peu t'importait ce que tu disais, que ce soit vrai ou faux, tant que tu parlais, et que tu étouffais l'autre avec ces mêmes paroles!

J'avoue que tu m'as bien fait rire la dernière fois où tu as frappé à ma porte, en me disant que tu avais arrêté de fumer, alors que dans les faits, tes dealers s'étaient mis à la retraite, afin d'échapper à la case prison.
Tu étais tellement en manque que tu m'as demandé si je pouvais t'en procurer.
Et quand je t'ai dit que ni de près, ni de loin, je ne voulais plus entendre parler de ce monde, j'ai bien cru que tu allais pleurer de désespoir!

J'ai appris de toi que parler à l'autre ne veux pas dire que l'on existe.
Qu'écouter l'autre non plus, d'ailleurs!
Tu es un pauvre type, le seul envers qui j'ai dit: tu es une menace pour mon existence!
Alors que je ne travaille qu'à mi-temps, tu étais jaloux de moi. Tu enviais ma place, et la voulais.
Tu n'avais de cesse de me critiquer, de m'insulter, de rejeter mon identité si forte et assumée, et de cracher sur ma foi.

C'est toute la différence qu'il existe entre toi et moi.
Je n'ai pas besoin d'essayer de détruire l'autre, pour me prouver que j'existe.
Et c'est parce que je suis ton opposé, que je suis au poste auquel tu as aspiré.
Être à l'écoute de l'autre est bien plus qu'un métier.
C'est presque une profession de foi.
Tandis que dans ta vie, il n'y a que toi, toi, et encore toi!

Je n'ai jamais été aussi serein, depuis que je t'ai expulsé de ma vie.
Cela t'a rendu fou, criant de chez toi que je n'avais pas d'ami, et toutes sortes d'autres conneries.
Je suis resté dans le silence, écoutant ton démon intérieur, et me demandant comment nos chemins avaient fait pour se rencontrer!

Mais je dois te remercier pour une chose: tu m'a permis de faire le grand ménage, dans mes relations, et dans mes mauvaises habitudes.
Depuis que nos chemins se sont séparés, je ne me suis jamais senti aussi bien.
Comme d'habitude, chaque jour, je me bats pour réussir.
Chaque jour, j'avance, je lutte, m'acharne pour ne pas sombrer à cause des difficultés, qui jalonnent tout chemin qui se mérite.
Et grâce à toi, à présent, j'ai nettoyé dans ma vie, dans mes habitudes, tout ce qui faisait défaut à à la réalisation de ma vie.
Je ne sais pas si c'est la seule chose de bien que tu ais réussi dans la vie, mais sais que tu t'en mords les doigts.

Je n'éprouve ni peine, ni compassion, ni haine pour toi, juste du rejet.
Nous sommes simplement incompatibles, pas de raison d'en faire un plat!
Tu ne souhaites plus vivre, et moi j'ai trouvé la force de ressusciter.
L'un se meurt, l'autre revit.

Ce sont nos choix, ni plus, ni moins...

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