Je n'y suis pas encore, mais j'ai
l'impression que c'est à un pas de là.
C'est que mine de rien, j'en ai fait un
long chemin.
Paradoxalement, si je mourrais ce jour,
l'on dirait que je suis parti bien jeune.
Ce qui est vrai, mais qui n'est pas
tout à fait juste.
L'enfance me paraît si loin, bien plus
éloignée, que les souvenirs d'un rêve, qui se serait dissipé à
mon réveil.
Les souvenirs de mon adolescence, eux,
s'envolent peu à peu, je ne sais où.
Presque comme s'ils n'avaient jamais
été...
Par contre, je me rappelle très bien
de mes ambitions, de mes rêves de l'époque, qui Dieu merci ne se
sont jamais réalisés.
Étrange fonctionnement de la
mémoire...
Le monde, dans lequel je vivais
autrefois, a disparu.
La simplicité a laissé place à
l'anxiété, passant de l'immuable à l'inconnu.
Tout est tellement différent, qu'en y
repensant, j'ai l'impression que les prémisses de mon existence ne
sont rien d'autre qu'un livre d'histoire du siècle dernier.
De ce qui fut, il ne reste rien.
Mon village natal est devenu un village
fantôme, où il est plus facile de discuter avec les morts qu'avec
les vivants.
Et que dire des mes anciens amis?
Certains sont allés rejoindre Dieu,
comme d'autres ont dû tenter de faire un stage en enfer.
Il y a ceux qui sont partis avant les
autres, et les autres, dont je ne sais plus qui ils sont, ni comment
ils s'appellent...
Ce n'est pas si vieux, mais c'est
tellement loin.
L'insouciance d'autrefois est devenue
la folie d'aujourd'hui.
J'aurai aimé que rien ne change, pour
que rien ne s'oublie.
Mais tout est allé tellement vite...
J'ai bien de la chance d'être où j'en
suis.
Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux,
mais ce n'est pas odieux, non plus.
Je ne crains pas ce présent, mais ai
un mauvais pressentiment.
Les deux guerres mondiales me semblent
moins effrayantes, que ce devenir, dont je ne sais si l'on peut
réellement l'appeler l'avenir!
Les élites nous méprisent, nous
mentent, nous volent et nous tuent.
Nos politiciens sont tous des vendus,
quand ils ne sont pas simultanément corrompus et corrupteurs.
Là où nos salaires ne sont plus
augmentés, les leurs se couvrent d'or.
Là où ils nous demandent de faire des
efforts, eux s'accordent des retraites dorées.
Liberté, égalité, fraternité, une
belle triptyque qui a rendu l'âme!
Oui, nous vivons dans une prison à
ciel ouvert, que ce soit à la ville ou à la campagne.
Nulle part ne souffle la liberté!
Et puis, comment peut-on parler
d'égalité, alors que nous sommes dans un système pyramidal?
Quand à la fraternité, il aurait été
plus juste de la nommer fratrie consanguine...
Ces fameux dix pour cent qui amassent
quatre vingt dix pour cent des richesses, et dont certains sont bien
de chez nous!
Mais pourquoi en avoir peur, alors que
la vie sur Terre, sur notre planète, n'existe justement que parce
que nous sommes à un pour cent, ni trop près, ni trop loin du
soleil?
C'est plus que largement suffisant pour
oser revendiquer nos droits à exister!
Dans notre pseudo démocratie, nous
n'avons plus que le droit, de devoir voter pour des incapables ou des
traîtres.
C'est tout un programme que d'avoir à
choisir pour le moins pire!
Sachant que c'est de pire en pire,
après chaque élection.
Je me suis trompé de profession,
j'aurai dû être un menteur né, comme eux.
Mon pauvre pays est soumis, conquis, et
il ne faut surtout pas trouver à redire.
Les nations doivent être détruites,
mais chut, il ne faut pas s'y opposer...
On vous traiterait d'extrémiste!
Mais ne vous y tromper pas, une fois
que nous aurons perdu notre identité, nous ne pourrons jamais plus
nous relever.
Devenant de facto des hommes sans
passé, sans branche pour pouvoir nous relever, notre devenir ne sera
plus qu'un présent chancelant, incapable de se porter vers l'avenir.
Toutes les valeurs de mon pays ont été
inversées.
D'ailleurs, j'ai bien du mal à trouver
une once de valeur, dans ce nouveau monde.
Aucun de nous n'échappe à la
solitude, qu'elle soit familiale, amicale ou sentimentale.
Nous ne vivons plus pour vivre, mais
pour survivre, à nous même et aux autres!
Combien sont-ils à travailler, et à
dormir dans la rue?
A fouiller dans les poubelles, à
rouler sans assurance, sans permis, à se noyer dans l'oubli, parce
que tout est bien trop dur pour ne serait-ce que rester à niveau!
Certains allant jusqu'à envier le sort
des prisonniers, nourris et logés, même s'ils sont privés de
liberté...
Dans un sens, ce n'est pas cher payé
que de vivre à trois dans six mètres carré, pour ceux qui sont
enfermés à l'extérieur, dans une existence ou il n'existe pas la
moindre pitance.
Juste la liberté de souffrir en
silence...
Tandis que les vrais coupables, les
vrais méchants, en costume cravate, ceux, qui ont crée ces
injustices sociales de toutes pièces, qui sont responsables de ces
guerres par procuration qui alimentent le terrorisme, ne sont jamais
condamnés.
Et pourtant, ils sont bien la source de
tous nos problèmes!
L'ONU et le Tribunal Pénal
International ne sont qu'une mascarade.
Ils ne sont rien d'autres que les
sièges sociaux de ces crapules, qui leurs assurent une impunité
totale.
Ils ont vraiment pensé à tout.
C'est à en avoir la chair de poule...
Je n'ai plus la fougue de mes dix huit
ans, mais j'ai la clairvoyance d'un homme de plus de quarante ans.
Je sais bien, dans le meilleur des cas,
que demain je m'en irais, dans la force de l'âge ou dans mon vieil
âge.
Mais aurais-je le courage de me
regarder encore dans une glace, jusque là?
J'aimerai bien me lever et renverser
l'absurdité d'une telle soumission, mais chacun semble attendre que
son heure vienne!
Je ne blâme personne, car même si bon
nombres avaient senti le vent tourné, je ne pense pas que l'on
aurait pu imaginer le mal devenir si arrogant de sa puissance.
Frappant de tout ses forces sur
l'ensemble des continents.
Nous avons oublié que notre Dieu,
celui de l'amour et du pardon, Jésus, a été tué pour ne pas avoir
été le Dieu de l'argent.
De même que les Cathares, assassinés
jusqu'au dernier, pour avoir inventé l'épargne, tout en vivant dans
le plus parfait des renoncements.
C'est d'ailleurs pour cela que l'on les
appelait les parfaits.
Comment avons-nous pu laisser notre
indépendance monétaire, au bénéfice des banquiers, qui n'ont pas
la moindre once d'humanité?
A présent, nous ne sommes plus des
hommes, ni même des esclaves...
Juste, peut-être, des poissons
inoffensifs, qui tentent d'éviter les obstacles, non pas en
remontant les cours d'eau, mais en les dévalant.
Aucun honneur à attendre au bout du
chemin...
Ennemis de l'humanité, vous avez
réussi à nous faire perdre notre identité!
J'imagine que, sentant la victoire
totale à porter de main, Satan danse, enivré du sang de l'humanité.
Le poids des souffrances de ce monde,
humaines, animales et végétales, n'a jamais été aussi intense.
Oncle Picsou nous a pris tous nos sous,
et enlevé tous nos espoirs de disposer d'un toit à nous.
Et nous assistons impuissant à une
notre nouvelle destinée, qui fera de nous, au mieux, des assistés.
Une nouvelle forme d'esclavage est née,
et nous en sommes les pionniers!
Que dire de la jeunesse qui ne souhaite
plus que d'accéder au quart d'heure de gloire.
C'est à dire passer à la TV, non pas
pour avoir mérité, mais bel et bien pour avoir commis les pires des
méfaits!
Croyant imbécilement être entré dans
l'histoire ou d'être devenu quelqu'un, après avoir réussi un crime
de masse.
Et pas d'amalgame surtout, ce n'est que
la mode du moment.
Ce n'est pas une question de religion,
pas même une histoire de pognon.
Aujourd'hui, ce sont les uns, demain se
sera les autres, et après demain, fatalement, les uns et les autres!
Si ce n'est pas tous contre les uns et
les autres...
N'est-ce pas cela ce que l'on appelle
la théorie du chaos?
Nous ne sommes pas dans la société de
consommation, comme certains le prétendent.
Mais bien dans celle du gâchis, et de
la barbarie.
Car il ne faut pas s'y méprendre, la
société dans laquelle nous vivons est violente.
Celui qui dit la vérité devient
l'accusé.
Et celui qui cherche a établir la paix
est sûr de mourir d'ici peu.
Je suis si triste que notre
gouvernement soutiennent les fanatiques de tous horizons.
Si triste que notre société soit
gangrenée, jusque dans ses fondations.
Le siècle des lumières a laissé la
place à celui de l'obscurité.
Qui aurait cru que les mots gorgés de
vérité seraient synonymes d'exécution publique?
Il est vrai que l'histoire de France
s'est faites dans le sang, mais n'avons-nous pas passé l'âge
civilisationnel de mourir pour des causes injustifiées?
Comment peux-t-on parler de vouloir
vivre ensemble, quand on se rend coupable passif de crime contre
l'humanité?
Quand on envois les gars de banlieues,
sans rien dire, égorger des petits vieux, dans un autre pays, faut
pas s'étonner qu'ils continuent leurs atrocités, une fois rentré.
Le plan vigipirate devrait surveiller
nos politiciens, et pas les honnêtes gens.
Car il n'a toujours existé qu'une
seule forme de terrorisme, et c'est le terrorisme d’État!
Qui est plus communément appelé
actuellement le Salafistefucking!
Objectivement, le Salafistefucking,
c'est se faire avoir deux fois.
L'une dans cette vie, pour avoir cru
qu'en tuant des gens, jusqu'à sa propre mort, l'on rejoindrait le
paradis, où soixante dix vierges sont supposées vous attendre.
Et l'autre, c'est qu'une fois arrivé
au paradis, c'est que ce rendre compte qu'au paradis, tout est
immuable.
C'est à dire que les vierges sont et
resteront vierges!
C'est la double peine de l'ignorance!
Je n'ai jamais agit dans la vie, afin
de changer ce monde, car j'avais bien conscience que la manipulation
était omniprésente.
Il ne faut pas simplement croire, que
l'on est dans le vrai.
Pour comprendre le monde, dans lequel
nous vivons, nous nous devons d'en comprendre tous les tenants et les
aboutissant.
Et pour cela, il n'existe qu'un seul
chemin: S'instruire et s'ouvrir aux autres encore et toujours!
Avoir le B.A.C. avec rien dans la tête,
j'ai laissé, aux autres, ma place.
Je n'avais aucune intention de finir à
l'E.N.A, pour ne devenir, au mieux, qu'un incapable!
J'ai préféré être en contact avec
le plus grand nombre, et avoir toujours un livre à proximité.
Parce que n'oubliez jamais cela: un
homme instruit ne peut qu'être l'ennemi de la république!
Il n'existe qu'une seule véritable
démocratie en ce monde.
Et elle est en Suisse...
Tous les autres systèmes ne sont que
le dictât de ceux, qui ne vous veulent pas du bien...
Tous ces festivals annulés, ce n'est
que pour faire plonger économiquement encore plus notre pays.
Tout ceux qui crient au racisme et à
l'antisémitisme, ne sont que ceux qui ont la haine des pauvres.
Ne vous y tromper pas!
Leurs compte en banque sont blindés.
Ce sont eux les nantis, les
privilégiés!
Le racisme n'est qu'un prétexte pour
détourner votre attention.
Partout où ces gens passent, ils vous
piquent votre héritage!
C'est le nouveau monde, dans lequel il
n'existe, ni pardon, ni oubli, ni merci!
Un monde sans pitié, qui je n'en doute
pas, va nous faire regretter d'être descendu de notre branche...
Un monde où s'il on est détaché de
la foi véritable, on ne peut que sombrer dans le désespoir.
Je ne vous le cache pas, j'ai pris une
décision de malade.
Une décision simple et efficace, qui
si je ne suis pas emporté sur la route, me permettra de revenir
avec un esprit aguerrit, un corps nouveau, et une âme rayonnante.
Je pars en pèlerinage avec mon vélo,
sur la route de mes ancêtres.
Des centaines de kilomètres, et je ne
sais combien de cols à franchir.
Les dangers seront nombreux, mais les
paysages sont harmonieux.
La fatigue sera présente à chaque
instant, mais quand sonnera l'heure du repos, il amorcera la venue
d'un homme nouveau.
Lié par ce sentiment d'avoir exister,
pour celui de s'être retrouvé...
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