samedi 27 décembre 2014

VANESSA


VANESSA

Tout avait été programmé.

J'avais fait mes adieux à tous ceux que j'aimais, et était resté dans le silence auprès de ceux dont je n'avais pas su pardonner.

Ainsi, de mon vivant, j'avais écris un message pour mes proches, et par mon départ silencieux, je comptais en adresser un autre, bien plus terrible à recevoir, à ceux qui avaient la prétention de croire, que tout pouvait leurs être permis, simplement parce que j'étais un être au grand coeur, capable de pardonner à tout et à chacun.

Je n'ai jamais appartenu à une quelconque religion. A travers les religions existantes, et mes expériences spirituelles et humaine, je me suis crée ma propre religion, qui n'est pas celle d'un Dieu vengeur ou du fils de l'homme, qui tend l'autre joue une fois qu'il s'est fait battre.

Chez moi, il existe un Dieu qui représente un tout, mais également de multiples divinités, qui représentent l'ensemble de ce tout.

Dans ma vie spirituelle, j'accepte toutes les forces de la vie, positives ou négatives.

J'accepte d'être foudroyé par les vissicitudes de la vie, car par elles, je me découvre mes remplissant de haine, pour me retrouver à chaque fois, pris au dépourvu, par l'amour inconditionnel de l'autre, qui me permet de me rendre compte, que je m'étais égaré.

Cet amour, que je porte, n'est que le symbole de toutes les faiblesses, qui, peu à peu, sont devenues ma force intérieure.

Effectivement, quoi que l'on puisse penser de moi, je ne suis qu'un être fragile, capable de décider de s'en aller si cela me chante, comme de me battre face à l'impossible, et de réaliser des miracles.

C'est ma perfection personnelle, faîte d'une dualité aussi fragile qu'invincible.

Je dois être le seul fou dans ce monde qui a toute sa tête...

J'avais prévu de partir le jour de Noël... J'avais juste oublié l'imprévu...

Tu m'as permis de me faire découvrir des défauts, dont je ne soupsonnais même pas l'existence.

A travers eux, tu m'as redonné vie, et par ta bienveillance, cet amour que tu affrontes, qui te rends heureuse et t'effraies en même temps, a rendu possible de modifier ce qui n'avait aucun sens de ne pas arriver.

Je suis maintenant pris au dépourvu, et je ne sais ce que doit penser la grande faucheuse, qui par sa bienveillance également n'attendait que de me prendre dans ses bras.

L'on est jamais seul dans la vie. A un moment donné, il y a toujurs quelqu'un pour nous tendre la main, afin qu'un cycle s'achève.

J'étais prêt pour un nouveau départ ailleurs, et finalement, c'est bien ici, en ce monde, dans cette vie, cette existence, qui m'a rendu poète, que je continu d'être celui qui franchit tous les obstacles sur sa route.

Je te rassure, Vanessa, je n'ai aucun mérite. C'est grâce à des gens comme toi, qu'ils soient hommes, femmes, enfants ou de simples vies animales, qui gravitent autour de moi, que je peux continuer ma route en évitant les extrêmes, même si bien souvent ils ne peuvent m'empêcher de faire fausse route.

Je suis bel et bien mort le 25 décembre 2014. Mais entre ce jour et aujourd'hui, le nouvel homme que je suis, fait de mon passé, et bel et bien là de son vivant pour t'adresser ses quelques mots, qu'aucun «  je t'aime » ne pourrait jamais surpasser.

Il est inutile de se voiler la face, bien que tu sois toute proche, tu es déjà partie. Notre histoire est, sans doute, terminée à ce moment précis ou je t'écris.

Cependant, même si je me trompe, cette parenthèse de la vie que nous avons vécu, restera un passage éternellement gravé dans notre coeur. Un moment unique où le diable n'a plus de raison d'être. Un instant unique où lorsque, qu'un jour ou l'autre, un ange viendra nous chercher, nous pourrons lui dire : S'il y a bien une chose que nul ne pourra jamais nous enlever, ce sont bien ces instants, qui sont à jamais gravé en notre âme...

Un grand merci à la vie, et bien évidemment à toi Vanessa, qui as su m'inssufler la vie, au moment où elle semblait déjà être partie...

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