lundi 13 février 2017

LA MATRICE

Peu de personnes s'en sont rendues compte, mais l'homme est devenu un objet de consommation, comme un autre.
Dès que l'on se lève, combien sont-ils à se lever, sans penser à écouter leurs propres pensées du jour, où se remémorer les rêves passés?
Comme un blanc de poulet dans une barquette, nos existences sont complètement mises sous cellophane.
Pourtant, dès que nos yeux s'ouvrent, nous pourrions, au moins remercier d'être en vie, de pouvoir boire un café, de prendre une douche, et surtout d'exister dans un lieu, où notre vie est en relative sécurité.
Au lieu de cela, c'est presque comme si la TV s'ouvrait en même temps que nos yeux. Comme si nous nous étions détournés le plus simplement du monde de nous même!
Nous ne devons plus être ce que nous sommes, mais être simplement comme les autres.
C'est à dire pas grand chose...

Il n'y a pas besoin d'être blanc ou noir pour être différent, et pourtant il semblerait que tout le monde ait oublié que les différences existent d'un individu à l'autre.
Derrière le mot tolérance, prononcé à tu et à vas, réside la pire des intolérances: celle de devoir se conformer avec la pensée dominante, et d'être bien sûr en adéquation avec elle.
Que dire de l'invocation du mot racisme à tout bout de champs, alors que l'on pourrait simplement revendiqué une jalousie d'une personne à une autre?
Parce que le fond, il est bien là! Cette société individualiste ne fait que nous pousser vers cette extrémité.
Il a, nous n'avons pas. Il reçoit, et c'est nous qui payons!
Mais qui a fait le plus de mal à l'autre?

Dans cette société, où il est interdit de revendiquer ses origines naturelles, il est également interdit d'en comprendre son héritage historique.
Tout a été fait pour détruire la famille, et il n'est pas faux de dire, que notre propre famille est devenue sans valeur.
Quand à notre culture, qui sait encore comment l'on plante un grain de blé correctement?
Nous sommes devenus de termites, au sein d'une citadelle assiégée.
Et presque tout ce que nous consommons n'est que poison.
Cigarettes, alcool, drogues, nourritures, sont bourrées de pesticides.
Nous ne sommes plus que des poisons ambulants!

Avec tous ces produits ingurgités, t'inquiète, la retraite, tu l'esquisseras à peine, si tu as de la chance.
Tout est fait pour qu'une grande partie, de ce que tu as cotisé, finisse dans les poches d'un autre.
C'est vrai que prendre une assurance vie pour le jour de ta mort, c'est loin d'être anodin...
J'adresse mes félicitations à cette société individualiste, qui n'est qu'un gage que de ne produire que pour les autres.
Nous ne laissons plus aucun héritage à nos enfants, si ce n'est des dettes, où le plaisir de crever rapidement, afin de toucher un héritage financier, que dans tous les cas, l'on nous le volera pour une bonne moitié.
Oui, vous pouvez applaudir, si dans le meilleur des cas, il vous en reste un bon quart. Vous êtes des champions! Vous avez réussi à passer entre les mailles du filet.
Un petit peu vous revient de droit...

Mais croyez-moi, des liens qui forment une famille, il n'en reste déjà plus rien.
J'avais deux grands pères, dont j'étais fier, et je dois être le seul à ne toujours penser qu'à eux.
Ils m'ont légué un si bel héritage d'esprit.
J'aurai tellement aimé en dire autant de mes parents et frères et sœur.

Mais cela est un autre héritage!

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