lundi 27 octobre 2014

SECOND CHOIX

L'endroit m'était quotidien, mais presque anodin.
Je ne faisais que sortir mon chien, n'imaginant pas une seule seconde, que j'allais te rencontrer.
Je me suis retrouvé intimidé, conscient qu'en moi, quelque chose vibrait.
Je me suis senti immature, presque reparti dans les sentiments si naïf de l'enfance.
Aucune barrière ne s'est mise entre nous.
Ce soir là, nous étions fait pour nous rencontrer.
Notre premier échange a duré sans s'éterniser.
C'était un instant comme ça, sympatique et magique, qui ne demandait rien d'autre que d'être vécu.

J'ai failli oublié cet instant, mais une nouvelle fois, bien des semaines plus tard, nos chemins se sont croisés.
Personne ne jouait son rôle, nous étions là, simplement, comme si cela avait toujours été.
Chacun racontant son instant présent, sa fatigue et ses joies.

Où était donc cet homme mystérieux, qui ne parlait que de la pluie et du beau temps, sans jamais se rapprocher d'une quelconque intimité avec autrui ?
Pourquoi ai-je communiqué comme si je l'avais connu depuis de nombreuses années.
Que suis-je donc devenu au cours de ses dernières années ?
Me suis-je obstrasicé de moi-même ?
Je ne sais même pas combien de semaines sont passées, avant que de nouveau, cette routine quotidienne s'est retrouvé éclipsée, par la joie de te revoir, alors qu'encore une fois, je ne pensais plus à toi.
Mais cette fois là, je ne pouvais me mentir à moi même.
Mon être tout entier vibrait du plaisir de te revoir et de discuter.
Aucune illusion, aucun enfantillage, juste de l'authentique de ce court moment à vivre, lorsqu'il nous est donné.
 
L'on pourrait croire que nous nous aimons, et pourtant, en amour, je ne resterai qu'un second choix.
Un homme que l'on aime, mais avec qui on ne fait pas sa vie, et avec lequel l'on ne donne pas vie à une relation.
Ce n'est pas un destin, ce n'est qu'une vie qui m'est mienne.

Peu importe la franchise, la véracité de ce qui est.
Pour les autres, je ne suis que le second choix.
Je ne suis que celui qui apporte le rêve d'une vie meilleure, d'un bel homme à qui l'on dit « encore ».
Mais au delà de cela, je ne suis rien d'autre que l'ombre des hommes...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire